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#609 Hakuna Matata, an Ubuntu story

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Souvenez-vous, il y a 5 ans et demi sortait relativement discrètement une nouvelle distribution GNU/Linux basée sur Debian. Créée par le milliardaire sud-africain, ex-développeur Debian, Mark Shuttleworth, cette distribution a pour objectif de rendre Linux accessible au grand public. Objectif atteint, puisque même ma petite sœur arrive à s’en servir sur son netbook en me demandant moins d’assistance que pour son PC fixe sous Windows (qui a régulièrement des problèmes).

Mais revenons à l’automne 2004, à la sortie de la première version d’Ubuntu. Alors que les versions de Debian sont nommées selon des personnages de Toy Story, les noms de code des versions d’Ubuntu seront composés d’un adjectif et d’un nom d’animal (commençant par la même lettre), censés représentés l’esprit de la version. Ainsi, la première version d’Ubuntu, la 4.10, sortie le 20 octobre 1004, porte le nom de Warty Warthog, ou le phacochère verruqueux.

Pumbaa
Un célèbre phacochère

6 mois plus tard sortait la version 5.04, Hoary Hedgehog (le hérisson vénérable), puis le jeudi 13 octobre de la même année, la 5.10, Breezy Badger (le blaireau jovial). Depuis ce jour, toutes les versions sont sorties un jeudi (au décalage horaire près pour certains pays). Sept mois et demi plus tard, Dapper Drake (le canard pimpant), version 6.06, fut la première version labellisée LTS (Long Term Support), offrant donc des mises à jours pendant 3 ans pour la version desktop et 5 ans pour la version serveur (au lieu de 18 mois en version standard).

Depuis Dapper, on avance d’une lettre dans l’alphabet pour chaque nouvelle version. On a donc vu suivre les versions nommées Edgy Eft (la salamandre nerveuse), Feisty Fawn (le faon téméraire), Gutsy Gibbon (le gibbon fougueux), Hardy Heron (le héron hardi), Intrepid Ibex (le bouquetin intrépide), puis d’autres humeurs après tous ces animaux courageux avec Jaunty Jackalope (le « jackalope » enjoué) et Karmic Koala (le koala karmique), celle-ci étant sortie en octobre dernier.

Et alors que la version 10.04 LTS, nommée Lucid Lynx (le lynx lucide), doit sortir à la fin du mois (le 29 avril précisément, encore et toujours un jeudi), Mark Shuttleworth a annoncé aujourd’hui le nom de la prochaine version, la 10.10. Lucid étant une version LTS, elle marque l’aboutissement d’un cycle de développement, et la version 10.10 sera l’occasion d’apporter moult changements dans le projet, de se la jouer un peu rebelle. De plus, 10.10 devra être rapide, légère et sociale, tel une mangouste. Ainsi, Ubuntu 10.10 se nommera Maverick Meerkat, ou le suricate rebelle.

Timon
Un célèbre suricate

Alors voilà, on a eu le phacochère en 2004, on aura le suricate à l’automne, mais on a eu un lynx à la place du lion pour la lettre L. Tant pis, on a quand même eu une des chansons de Disney les plus marquantes des années 90 avec ce trio :

HakunaMatata
Un lion, un suricate et un phacochère

Écoutez Hakuna Matata en cliquant là dessus :
logo-spotify

ou avec Deezer :

#600 Ubuntu 9.10, the Karmic Koala, sur Lenovo 3000 n200 0769-A42

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Ce jeudi doit sortir Ubuntu 9.10 Karmic Koala, la 11ème version de la célèbre distribution GNU/Linux. Alors que j’avais à l’origine prévu d’attendre la sortie de la Release Candidate pour mettre à niveau ma Jaunty vers Karmic, j’ai finalement fait le saut plus tôt que prévu puisque cela fait déjà 2 semaines que mon petit Lemon tourne avec le Koala.

Edit de 17h15 : Karmic est comme prévu sortie en milieu de journée. Pour ne pas surcharger les serveurs, vous pouvez télécharger les images CD par Bittorrent : Ubuntu Desktop 32 bits, Ubuntu Desktop 64 bits, et pour les autres versions les liens torrents sont tous sur cette page.

Edit du 31 octobre : Rajout de la partie sur la vidéo avec le son

Capture_karmic
Mon bureau sous Karmic Koala. (Wallpaper de Desktopography)

Pour faire un bilan complet, j’ai également test chaque élément sur une installation fraiche à côté de ma version mise à niveau depuis Jaunty, en utilisant la dernière image CD quotidienne disponible de l’édition 64 bits disponible. J’ai ainsi pu voir le nouveau diaporama de présentation qui est affiché pendant l’installation depuis le live-cd, et je le trouve plutôt bien fait.

Voici donc le quoi-qui-marche/quoi-qui-marche-pas avec Karmic Koala sur mon Lenovo 3000 n200 :

Le son et la vidéo

Le volume étant réglé plutôt bas par défaut, on pourrait croire que le son ne marche plus avec Karmic, mais tout va bien, il suffit de le remonter.
Concernant la vidéo, le pilote graphique gère toujours sans problème la sortie en Xv même avec Compiz ou autre gestionnaire composite activé. Le lecteur de DVD ne pose pas de problème non plus. Pour pouvoir lire les DVDs du commerce, pensez à installer le paquet libdvdcss2, en ayant auparavant ajouté le dépot medibuntu à votre liste de sources. Ensuite, à vous les films avec VLC ou Totem (installez aussi gstreamer0.10-plugins-bad pour ce dernier).

Les connexions réseau

Aucun soucis pour le wifi.
Concernant la connexion ethernet, le bug du module tg3 qui faisait planter aléatoirement la connexion est corrigé depuis le kernel 2.6.30. Karmic n’en souffre donc pas et tout roule sans soucis.

La webcam

Aucun problème, la webcam intégrée fonctionne en V4L2.

Le lecteur de cartes mémoire

Pas de problèmes avec les SD et SDHC. Comme précédemment, je n’ai pas de Memory Stick ou de MMC à tester.

Le touchpad

Désormais, si le défilement à deux doigts est activé, le défilement sur les bords du pavé tactile ne fonctionnera plus. À noter que les deux doigts fonctionnent maintenant aussi en horizontal. Pour activer le défilement à deux doigts et/ou le défilement horizontal, rendez-vous dans Système → Préférences → Souris → Pavé tactile.

L’hibernation et la mise en veille

Pas de problèmes. Le passage à DeviceKit-power et udev en remplacement de HAL n’a pas cassé celles-ci. Attention, si vous comptez utiliser l’hibernation, pensez lors de l’installation à bien définir une partition de swap au moins égale à la taille de la mémoire vive.

La carte graphique

Avec une nouvelle version du pilote de carte graphique Intel et le passage de la méthode d’accélération EXA à UXA, les performance 3D sont meilleures, et il m’est même possible de faire tourner Google Earth avec un gestionnaire de fenêtre composite (Compiz ou Metacity avec la composition activée).
La sortie TV en S-Video ou le branchement d’un écran externe sur la prise VGA ne posent pas de problème, le multi-écran se configurant facilement dans Système → Préférences → Affichage.

Le lecteur d’empreinte digitale

Il fonctionne très bien avec fprint.

Le bluetooth

Marche à moitié. Il m’est impossible avec l’installation par défaut de recevoir des fichiers par Bluetooth. Aucun problème pour en envoyer par contre.
Pour la réception de fichiers, j’ai donc installé le paquet obexpushd. Une fois lancé, le programme tourne en arrière plan et accepte automatiquement les transferts en plaçant les fichiers reçus dans le dossier depuis lequel il a été lancé (~ par défaut).

Les touches Fn

Suite au remplacement de HAL pour la gestion des périphériques, les combinaisons de touche Fn + F10 et Fn + F11 ne sont plus reconnues et il est donc impossible de les utiliser pour régler la luminosité de l’écran. Je contourne le problème en utilisant l’applet de luminosité dans le tableau de bord, et mes paramètres de gestion d’énergie qui font que de toute façon, la luminosité est baissée automatiquement à fond quand je suis sur batterie.
Les autres touches Fn fonctionnent toujours normalement cependant.

Point négatif : toujours pas de Flash 64 bits

Le seul point négatif que je trouve à cette version c’est que Canonical ait décidé de continuer à proposer dans les dépots multiverse la version 32 bits du plugin Flash non libre d’Adobe qui fonctionne au ralenti avec nspluginwrapper alors qu’une version 64 bits du plugin officiel existe et est utilisée dans Debian. J’ai donc installé la version Debian du paquet flashplugin-nonfree 64 bits pour me passer du wrapper aux plantages réguliers.

Mon bilan

Pas de soucis majeurs, les principaux bugs que j’ai pu rencontrer pendant la beta ont été résolus, et cette version me semble plus réactive que Jaunty sur mon « vieux » portable (modèle qui date quand même de presque 2 ans). Peut-être juste une impression, ou c’est probablement en raison des meilleurs performances de Compiz avec la nouvelle version du driver de la carte graphique. Cependant, tout fonctionnant bien une fois l’ordi lancé, j’attends impatiemment la sortie de Lucid Lynx pour bien bénéficier des améliorations au démarrage, car je n’ai pas vraiment constaté un meilleur temps de boot par rapport à la Jackalope. Ce petit Koala serait-il un peu paresseux sur certains points ?

#599 Adobe Flash & Ubuntu Karmic Koala 64 bits

599-adobe-flash-ubuntu-karmic-koala-64-bits

On aurait pu penser que pour la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu, les développeurs  nous mettraient enfin la version 64 bits du FlashPlayer Adobe dans les dépots de Karmic 64 bits. Eh bien, non ! Le paquet flashplugin-installer disponible dans les dépots officiels pour la version 64 bits fait la même chose que pour les versions précédentes : il récupère le plugin 32 bits depuis le site d’Adobe et l’enrobe avec nspluginwrapper pour qu’il tourne dans les navigateurs 64 bits, ce qui cause encore et toujours quelques bugs dont on peut se passer avec le Flash Player natif 64 bits d’Adobe Labs.

Différentes solutions existent pour installer ce dernier , et voici plus simple que j’ai trouvée et que j’utilise : récupérer et installer le paquet d’installation du plugin pour Debian Sid 64 bits.
Contrairement aux méthodes présentées sur la doc Ubuntu-fr, le plugin installé ici est désinstallable très simplement via Synaptic ou apt-get remove.

Remarque : Cela s’applique également à Ubuntu 9.04 Jaunty Jackalope pour ceux qui ne voudraient pas migrer vers le Koala.

Voici donc la procédure à suivre, en deux lignes de code à copier-coller dans un terminal :

1 – Supprimer toute version déjà installée de FlashPlayer ou d’un autre lecteur Flash

sudo apt-get remove -y --purge flashplugin-nonfree flashplugin-installer mozilla-plugin-gnash swfdec-mozilla nspluginwrapper

2 – Télécharger et installer la dernière version du paquet Debian Sid

wget http://ftp.fr.debian.org/debian/pool/contrib/f/flashplugin-nonfree/flashplugin-nonfree_2.8_amd64.deb && sudo dpkg -i flashplugin-nonfree_2.8_amd64.deb

3 – Enjoy !

#584 Ubuntu 9.04, the Jaunty Jackalope, sur Lenovo 3000 n200 0769-A42 (MAJ)

584-ubuntu-9-04-the-jaunty-jackalope-sur-lenovo-3000-n200-0769-a42-maj

jaunty-dekstop
Mon bureau sous Ubuntu 9.04 (Wallpaper)

Mise à jour du 19 avril : Le driver tg3 de la carte ethernet déconne parfois sur le noyau 2.6.28. Voir plus bas les solutions possibles.

Résumé des épisodes précédents

J’ai acheté en janvier 2008 un portable Lenovo 3000 n200 (modèle 0769-A42), que j’ai nommé Lemon. Dès sa réception, je me suis empressé de remplacer le Windows Vista Basic préinstallé par Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon. Après quelques tests entre 32 et 64 bits, j’avais effectué une dernière installation fraiche de la version AMD64 de Gutsy. Depuis, j’étais passé de version en version par mise à niveau, sans réinstallation , et sans rencontrer de problème.

À l’occasion de la sortie de la version beta de la version 9.04, the Jaunty Jackalope, j’avais effectué une nouvelle migration depuis Intrepid vers celle-ci. Une nouvelle fois, cette mise à niveau s’était déroulée sans aucun souci et j’aurais pu continuer à faire tourner mon système ainsi.

Cependant, une des nouveautés principales de Jaunty est le support du système de fichier Ext4, dont les performances permettent de réduire encore plus le temps de démarrage de la machine, déjà très court grâce aux multiples améliorations de Jaunty. Je me suis donc laissé tenté et plutôt que convertir ma partition existante, j’ai fait une nouvelle installation pour passer ma partition racine de Ext3 à Ext4. Ceci m’a permis au passage de faire un peu de tri dans les paquets dont je n’ai plus forcément l’utilité, et surtout de faire un test complet du support du matériel out of the box, avant bidouilles diverses ou installation de drivers backportés…

Wifi

Presque aucun problème. Network Manager ne détecte pas toujours les réseaux wifi Freebox sur le canal 12 ou 13, et ne lance donc pas automatiquement la connexion lorsque le réseau est à porté. Problème contourné en demandant manuellement la connexion à un réseau invisible.

Ethernet

Le driver tg3 utilisé avec la carte réseau Broadcom BCM5906M semble planter aléatoirement lorsque le débit de transfert devient trop élevé. Tout le monde n’est pas touché, mais le bug est bien relevé sur le bugzilla de kernel.org : Bug #12971, et l’utilisation de la commande suivante semble résoudre le problème de perte de lien, mais en ayant l’inconvénient de réduire le débit maximal possible (génant pour les transferts sur LAN) :

sudo ethtool –offload eth0 sg off

Le problème a été réparé dans la version du module tg3 intégrée dès les premières versions RC du noyau 2.6.30.
Deux possibilités pour éviter le problème donc: soit utiliser la commande ci-dessus, soit utiliser un noyau 2.6.30 en RC, disponible ici:
http://kernel.ubuntu.com/~kernel-ppa/mainline/

Son

Plus aucun problème déjà depuis Intrepid. Le modèle de l’ordi est reconnu d’office et le son sort donc bien dans les hauts-parleurs sans devoir ajouter de ligne de config au module alsa-base. Lesdits hauts-parleurs sont aussi automatiquement coupés à l’insertion d’un casque ou d’écouteurs dans la prise jack.
Toutes mes applications passent par PulseAudio, sans problème… Même avec Flash.

Webcam

Aucun problème. Marche très bien avec Ekiga, Cheese, VLC et Flash 10.

Lecteur de cartes

OK pour le SD. Comme précédemment, je n’ai pas pu testé le MMC et le Memory Stick ne possédant pas de cartes de ce type.

Touchpad

Pas de problèmes pour celui-ci. À noter que la nouvelle version du driver synaptics supporte mieux le multitouch:
- le défilement vertical est possible de deux façons: soit avec deux doigts sur toute la surface, à la MacBook, soit comme avant avec un doigt sur le côté droit du touchpad.
- vous pouvez faire un clic-milieu en tapant avec deux doigts simultanément, et un clic droit en tapant avec 3 doigts (bon, ça c’était déjà possible depuis longtemps, y’a que le scroll qui est nouveau, mais on perd rien à mentionner cette astuce)
Le défilement horizontal est désactivé par défaut. Pour l’activer, rendez-vous dans SystèmePréférencesSouris, onglet Pavé tactile, et cochez la case adéquate. Notez que pour l’horizontal, seul le défilement à un doigt en bas du pavé fonctionne, pas de double doigt…

Bluetooth

Après avoir déconné sous Intrepid, le Bluetooth fonctionne à nouveau correctement sous Jaunty.
Comme précédemment, pour recevoir des fichiers transférés depuis mon téléphone, il m’a fallu installer le paquet gnome-bluetooth (activer le dépot universe) puis lancer l’application Partage de fichiers Bluetooth dans le menu ApplicationsAccessoires. L’ordi étant déjà en mémoire dans mon téléphone, je n’ai pas eu besoin de le rendre visible pour transférer les fichiers, mais pour une première utilisation, penser à le faire avec un clic droit sur l’icone Bluetooth dans la zone de notification puis Préférences.

Compiz

Le chipset graphique Intel GM965 / GL960 fait tourner Compiz sans problème depuis Intrepid. Je vous recommande quand même toujours l’installation de Fusion Icon (paquet fusion-icon) pour basculer facilement entre Metacity et Compiz et accéder rapidement à Compiz Config Settings Manager (à installer avec le paquet compizconfig-settings-manager).
Note: les paquets de Fusion Icon et CCSM sont tous les deux dans le dépôt universe, à activer après une installation neuve fait.

Sortie TV

J’ai réussi pour la première fois à afficher mon écran en clone sur la télé en utilisant un adaptateur S-Video/Peritel et en branchant celui-ci sur l’entrée S-Video de la télé. Un adaptateur S-Video/Composite branché sur l’entrée AV simple ne rend rien, l’écran n’est pas reconnu. La config se fait avec l’outil de configuration d’affichage de gnome (SystèmePréférencesAffichage), qui jongle entre Xrandr et des modifs du xorg.conf pour appliquer les changements.

Hibernation et mise en veille

L’hibernation (suspend to disk) fonctionne parfaitement, tout marche au retour (réseau filaire, wifi, son, affichage, usb…).
J’ai eu une fois un problème avec la mise en veille (suspend to ram) au début de la phase beta, mais le problème semble avoir été réglé car désormais tout fonctionne à la sortie de veille, comme avec l’hibernation.

Touches Fn

Encore une fois, tout fonctionne. Aussi bien les touches multimédia (contrôle du volume, play/pause, arrêt, avance et retour) que les touches de réglage de la luminosité, de mise en veille et d’hibernation.

Le lecteur d’empreintes digitales

C’était amusant au début, mais je ne m’en sers plus. Il fonctionne cependant bien avec fprint, les packages nécessaires étant disponible dans le dépôt universe. Je vous renvoie pour ceci à la doc d’Ubuntu-fr sur fprint.

Bonus : Flash 64bits

C’est un peu hors-sujet puisqu’il s’agit surtout d’un point logiciel, mais vu la forte utilisation du plugin Flash propriétaire d’Adobe, il est bon d’en parler.
Depuis Feisty, il est possible d’installer le plugin Flash d’Adobe sur les systèmes 64bits avec le paquet (multiverse) flashplugin-nonfree, qui installe en fait le plugin 32bits avec nspluginwrapper. Cette solution était bien pratique tant que le plugin officiel n’existait pas en 64bits.
Or, depuis plusieurs mois, Adobe fournit, via Adobe Labs, une version 64bits native de son plugin Flash. Cependant, cette version est toujours considérée comme version de développement non stable et c’est donc toujours la version 32bits passée à travers nspluginwrapper qui est présente dans les dépots d’Ubuntu.
Pour installer facilement la version native 64bits du plugin Flash, que je trouve personnellement plus stable que la version wrappée, vous avez deux possibilités:
- utiliser le script proposé sur la page de documentation d’Ubuntu-fr consacrée au 64 bits
- télécharger et installer le paquet AMD64 pour Debian Sid, qui donne l’avantage de pouvoir être supprimé facilement via Synaptic par exemple.

Le mot de la fin

Pour résumer, le Lenovo 3000 n200 0769-A42 est parfaitement géré par cette nouvelle version d’Ubuntu, et ce même en 64bits (merci Intel pour les drivers libres). De plus, tout en étant encore plus stable que ce que j’avais avec Intrepid, Jaunty semble plus rapide et moins lourde. Si Ubuntu avait pris un peu de poids avec les deux versions précédentes, ce Jackalope enjoué a selon moi réussi son régime pour revenir au niveau de légèreté du Gibbon de 2007.

#568 Migration vers Ubuntu 8.10 sur mon Lenovo 3000 N200 0769-A42

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Pour ne pas subir la saturation des serveurs le 30, et puisque j’ai fini exams et autre soutenance de stage qui nécessitaient l’assurance d’un ordi en parfait état de marche, j’ai migré ce soir Lemon vers la Release Candidate d’Intrepid Ibex (Ubuntu 8.10).

La migration s’est très bien passée, aucun problème à surmonter, si ce n’est de réactiver les dépôts tiers en remplaçant « hardy » par « intrepid » après la mise à niveau.

Deux améliorations à noter:

  • Lors de la mise à niveau, j’ai choisi de laisser l’assistant remplacer tous les fichiers de configuration qu’il voulait. Cela incluait le fichierde config du module alsa-base, en supprimant la ligne « option snd-hda-intel model=Lenovo ». Eh bien figurez vous que désormais le son marche sans elle. À vérifier sur une installation vierge toutefois.
  • Fini les bugs entre Compiz et l’utilisation de la sortie vidéo XVideo sur la carte Intel X3100. Désormais les fenêtre vidéo ne deviennent plus bleues ou noires lors des déplacements, rotation de cube, ou autres effets de transparence. L’aperçu de la vidéo est aussi enfin disponible en temps réel avec le plugin de prévisualisations des fenêtres.

Sinon, il faut aussi noter que les paquets de fprint (libfprint, fprint_demo et libpam-fprint) sont dorénavant inclus dans les dépots d’Intrepid. Plus besoin d’ajouter de dépôt tiers pour utiliser le lecteur d’empreinte digitales.

C’est tout ce que j’ai à dire là dessus. Pour toutes les nouveautés, je vous renvoie au Planet Ubuntu-Fr.

#559 Une histoire de manchot, chapitre 4

559-une-histoire-de-manchot-chapitre-4

Résumé de l’épisode précédent : Après quelques mois de dual boot entre Windows et Ubuntu, les jeux auront finalement eu raison de celui-ci puisque j’ai supprimé Ubuntu afin de récupérer de la place sur mon disque dur pour installer et jouer à Myst IV et Rayman contre les lapins crétins en novembre 2006.

Mistral ne sera finalement pas resté plus de quelques mois avec Windows comme seul maître à bord. En Mai 2007, ayant fini ma première année de Master et tous mes dossiers d’examens, plus besoin de rester quotidiennement sous Windows à utiliser moult logiciels propriétaires. Je profite donc de ma période de stage pour revenir à GNU/Linux en téléchargeant Ubuntu 7.04 Feisty Fawn, première version dans laquelle l’activation du bureau 3D est facilitée avec Beryl dans les dépots officiels. Et forcément, Beryl facile, ça motive pour revenir. Tout marchait bien jusqu’au jour où j’ai souainement perdu l’accélération graphique, aussi bien avec les drivers proprio d’ATI qu’avec les driver libres. Après avoir tenté moult solutions proposées sur les forums et pages de documentation, je décide finalement de réinstaller, et en profite pour revoir mon partitionnement: moins de place pour Windows, plus pour Ubuntu. Je n’avais gardé que la place nécessaire pour les Sims 2 sur la partition Windows. Après la réinstallation, j’avais retrouvé une accélération graphique fonctionnelle et, avec celle-ci, les jolis effets de Beryl, donc tout allait pour le mieux…

Courant août, j’ai migré de Mistral à Harken, plus puissant, et équipé d’une carte nvidia. Donc après avoir installé les bons drivers et réussi à reconfigurer X, j’ai décidé revoir une nouvelle fois mon partitionnement. Finalement, je ne jouais plus du tout, donc j’ai viré la partition Windows pour de bon. En septembre il m’a juste fallu réinstaller un XP dans une machine virtuelle afin de pouvoir installer et utiliser MS Access, quasi-obligatoire pour la fac (sinon j’avais la possibilité de rester bosser là bas le soir au lieu d’être tranquille chez moi).

En janvier 2008, j’ai enfin acquis un ordinateur portable, achat prévu et sans cesse repoussé depuis Noël 2006. Livré avec Vista, je n’ai pas eu le courage de tenter la procédure racketiciel. J’ai donc tenté l’expérience « Wahou » comme le dit la pub, et « wahou » que c’est nul. Vista est donc resté sur mon Lemon moins de deux heures (dont facilement une heure de premiers paramétrages à la sortie de la boite). J’ai donc immédiatement installé Ubuntu 7.10 dessus, et j’ai mis ma vdi de Windows XP dessus, pour pouvoir bosser proprement avec Lemon à la fac, avec le Wi-Fi. Le XP étant désormais sur Lemon, c’est ainsi qu’Harken fut débarrassé de Windows pour de bon!

#546 Une histoire de manchot, chapitre 3

546-une-histoire-de-manchot-chapitre-3

Suite de la saga de ma migration vers le monde du libre. Le chapitre précédent se trouve ici.

Ma troisième fois avec un manchot, c’était un peu moins d’un an et demi après la fin de l’expérience Mandrake. C’est en avril 2006 que j’ai commencé à remarquer un certain nombre d’articles sur Ubuntu. Une distribution GNU/Linux qui se dit « pour les êtres humains », et donc se veut accessible facilement. Après avoir un peu parcouru la doc et les forums de www.ubuntu-fr.org et du site officiel www.ubuntu.com, je décide de me lancer et je télécharge Ubuntu 5.10 the Breezy Badger.

Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers lors de cette première approche d’Ubuntu. Tout mon matériel avait été correctement reconnu, le seul problème étant que je n’avais pas réussi à utiliser l’imprimante branchée sur l’ordi de ma soeur via le réseau…

Autant que possible j’utilisais mon ordi sous Ubuntu, parfois obligé de repasser sous Windows pour quelques trucs de la fac. Mon dual-boot est resté bien longtemps, puisque je suis passé ensuite à Dapper Drake (Ubuntu 6.06) puis à Edgy Eft (Ubuntu 6.10)… Cependant la rentrée 2006 fut mauvaise pour Ubuntu, puisque même si j’ai gardé mon dual-boot un bon moment, et même fait la mise à jour vers Edgy fin octobre, j’ai commencé à rester beaucoup plus sous Windows dès septembre, et j’ai fini par supprimer Ubuntu en novembre, ayant besoin de récupérer de la place sur mon disque dur pour Myst 4 et Rayman contre les Lapins Crétins.

Suite de l’histoire : #559 Une histoire de manchot, chapitre 4

#545 Ubuntu 8.04 LTS sur un Lenovo 3000 N200 0769-A42

545-ubuntu-8-04-lts-sur-un-lenovo-3000-n200-0769-a42

Mardi j’ai reçu mon Live-CD d’Ubuntu 8.04 LTS (Hardy Heron).

Étant passé de Gutsy à Hardy par un dist-upgrade depuis la version beta, j’ai donc utilisé le Live-CD pour tester Hardy out of the box sur Lemon.

J’avais déjà présenté tous les détails de Gusty sur le Lenovo 3000 N200 0769-A42. Je vais donc reprendre les mêmes points que ce précédent billet. Cependant, j’utiliserai cette fois les commandes à taper dans un terminal plutôt que la version graphique lorsqu’il sera nécessaire de procéder à certaines actions pour faire fonctionner certains périphériques.

Toutes les commandes données ici sont à taper sur une seule ligne; la mise en page du site ne permet pas de les afficher correctement.

La webcam

La webcam fonctionne directement sans avoir besoin d’installer quoi que ce soit. Aucun problème pour la faire fonctionner sous Cheese, aMSN, Ekiga ou Skype. Cependant, elle ne fonctionne pas avec FlashPlayer 9 qui ne semble pas supporter V4L2.

Le Wifi

Le driver Intel libre iwl3945 fonctionne parfaitement bien, même sur un réseau protégé en WPA. Si Network-Manager a souffert de quelques problèmes pendant la période de bêta-test, il ne m’a plus posé de problème depuis la sortie de la version RC de Hardy.

Le lecteur de cartes 5 en 1

Alors qu’il m’avait été impossible de l’utiliser sous Gutsy, j’arrive ici à lire ma carte SD sans problème. Je n’ai pas de carte MMC ou Memory Stick donc je ne peux pas tester.

Le Bluetooth

Comme sous Gutsy, le module Bluetooth est immédiatement reconnu. Cependant cette fois par besoin d’installer de paquet supplémentaire pour transférer des fichiers depuis ou vers mon téléphone.

Pour envoyer un fichier, un clic droit sur l’icone dans la zone de notification puis « Envoyer fichier… » ou alors un clic droit sur un fichier puis « Envoyer à… ».
Par contre pour recevoir des fichiers, il faut faire clic droit sur l’icone puis « Préférences », aller dans l’onglet « Général » et cocher la case « Recevoir des fichiers de périphériques distants ».

Compiz-Fusion

La puce graphique Intel GMA X3100 (GM965/GL960) n’est désormais plus blacklistée par Compiz-Fusion. Celui-ci est donc installé et activé par défaut avec le driver libre d’Intel pour l’accélération graphique.

Pour profiter pleinement de Compiz-Fusion, je recommande d’installer le Gestionnaire de Configuration CompizConfig (CCSM, CompizConfig Settings Manager), qui permet un réglage des effets visuels bien plus avancé que le Aucun/Normal/Extra du panneau de configuration de l’Apparence du bureau, et Fusion-Icon, qui permet de basculer rapidement entre les différents gestionnaires et/ou décorateurs de fenêtres, de relancer le gestionnaire de fenêtres ou d’accéder directement à CCSM depuis une icône en zone de notifications.

sudo apt-get install compizconfig-settings-manager fusion-icon

Note: Bien que Compiz fonctionne maintenant avec la GMA X3100, il reste quelques problèmes de compatibilité avec le module de sortie vidéo Xvideo (Xv). Ainsi, il n’est pas encore possible de voir une vidéo en train de se jouer pendant la rotation du cube, le déplacement de la fenêtre de la vidéo, ou d’avoir sa vignette sur la barre des tâches avec le plugin de Prévisualisation des fenêtres. Rassurez-vous, rien ne plante, vous aurez juste du bleu là où devrait normalement se trouver la vidéo, et l’image réapparaît après la fin du déplacement de la fenêtre ou de la rotation du cube (si la fenêtre de la vidéo est toujours sur la face visible du cube).

Le son

Si le chipset audio Intel HDA n’était pas pris en charge sous Gutsy, nécessitant l’installation des modules du dépôt backports, il suffit sous Hardy de spécifier une option du module alsa-base afin de faire reconnaître correctement la version du chipset du N200 0769.

1/ On fait d’abord une sauvegarde de l’ancien fichier de configuration du module.

sudo cp /etc/modprobe.d/alsa-base /etc/modprobe.d/alsa-base.bak

2/ On insère une nouvelle ligne à la fin du fichier, où l’on précise au module le modèle du PC.

echo « options snd-hda-intel model=lenovo » | sudo tee -a /etc/modprobe.d/alsa-base

Après un redémarrage de la machine, le son devrait marcher.

Le lecteur d’empreintes digitales

Le lecteur d’empreintes digitales intégré au N200 0769 est un lecteur AuthenTec Aes2501. Celui-ci fonctionne très bien avec fprint, bien que le projet soit toujours en alpha. Le module pam_fprint permet d’utiliser le lecteur d’empreintes pour remplacer le mot de passe dans l’écran de connexion GDM et/ou pour sudo/gksudo.

Depuis Gutsy, Madman2k propose des paquets .deb pré-packagés pour Ubuntu de libfprint, fprint-demo et libpam-fprint. Pour Hardy, ses paquets sont disponibles sur son PPA. Il suffit donc d’ajouter son dépôt dans la liste des sources puis d’installer les paquets soit avec apt-get, soit avec les liens ci-dessous.

1. On ajoute le dépôt aux sources de logiciel:

echo « deb http://ppa.launchpad.net/madman2k/ubuntu hardy main #PPA de Madman2k (contient fprint) » | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/madman2k.list

2. On met à jour les dépots

sudo apt-get update

3. On installe les paquets fprint-demo (le logiciel de test de fprint pour jouer avec les empreintes digitales) et libpam-fprint (le module de PAM permettant d’utiliser l’empreinte pour s’identifier).

sudo apt-get install fprint-demo libpam-fprint

Ces deux paquets dépendent de la librairie fprint, le paquet libfprint0 sera donc automatiquement installé.

Pour tester le lecteur, vous pouvez lancer fprint-demo en tappant dans la boite de dialogue de lancement d’un logiciel (Alt + F2)

gksudo fprint_demo

Il est nécessaire de lancer l’application avec gksudo, sinon vous aurez un message d’erreur « Could not open device ».

Pour utiliser le lecteur au lieu de taper votre mot de passe à l’écran de connexion GDM ou pour les commandes sudo/gksudo, il faut enregistrer l’empreinte du doigt de votre choix, puis ajouter une nouvelle ligne dans les fichiers de configuration de PAM correspondants.

Attention : La méthode diffère de Gutsy. Sous celui-ci, il suffisait d’ajouter une ligne dans le seul fichier common-auth. Cependant, l’intégration de PolicyKit dans Hardy empêche cette méthode, au risque de vous empêcher tout simplement de pouvoir accéder applications utilisant PolicyKit (Configuration réseau, Gestion des utilisateurs…). Il faut donc ici spécifier séparément si vous souhaitez utiliser pam-fprint pour GDM, sudo/gksudo ou les deux.

1/ On enregistre son empreinte digitale avec la commande

pam_fprint_enroll -f 7

où 7 est le numéro correspondant à l’index droit, à remplacer par un autre nombre de la liste suivante pour utiliser un autre doigt :

1 : pouce gauche

2 : index gauche
3 : majeur gauche
4 : annulaire gauche
5 : auriculaire gauche
6 : pouce droit
7 : index droit

8 : majeur droit
9 : annulaire droit
10 : auriculaire droit

2/ On active pam_fprint:
Dans chacun des deux fichiers de configuration, il vous faudra ajouter la ligne suivante

auth sufficient pam_fprint.so

avant celle faisant appel à la méthode d’authentification classique par mot de passe

@include common-auth

Ainsi le système demandera en premier votre empreinte digitale et vous accordera l’accès s’il la reconnaît, sinon il passera à l’authentification par mot de passe.

Pour GDM, faites une sauvegarde puis ouvrez le fichier /etc/pam.d/gdm avec les droits d’administrateur

sudo cp /etc/pam.d/gdm /etc/pam.d/gdm.bak && sudo nano /etc/pam.d/gdm

Repérez la ligne

@include common-auth

puis placez vous avant et insérez la nouvelle ligne

auth sufficient pam_fprint.so
@include common-auth

Enregistrez (Ctrl + o) et quittez (Ctrl + x).

Pour sudo/gksudo, procédez de même avec le fichier/etc/pam.d/sudo.

Note: On subit toujours les mêmes problèmes que sous Gutsy en utilisant l’authentification par empreinte digitale:
- L’identification par empreinte digitale dans GDM ne déverrouille pas le trousseau de clés à l’ouverture de la session. Il faudra taper le mot de passe pour le débloquer (embêtant par exemple pour le wifi).
- La fenêtre gksudo n’apparait plus. Au lancement d’une application graphique en administrateur (par exemple « gksudo gedit »), rien ne se passe, le système attend juste que l’on passe son doigt sur le lecteur. On voit en revanche dans la liste des fenêtres un « Lancement de l’application en administrateur » qui attend…
- Au retour d’une mise en veille ou d’une hibernation, le système demande le mot de passe pour déverrouiller le bureau…

Linux On Laptops

#521 Lemon, ou Ubuntu 7.10 sur un Lenovo 3000 N200 0769-A42

521-lemon-ou-ubuntu-7-10-sur-un-lenovo-3000-n200-0769-a42

Post mis à jour le 15/05/2008

Plus bas dans ce post, les infos sur la compatibilité matérielle de l’ordi avec Gutsy et les opérations qui m’ont permis de faire fonctionner le son, compiz-fusion, le lecteur d’empreintes digitales et le transfert de fichiers par bluetooth

Lundi, LDLC m’informe par mail que mon ordi portable m’a été expédié par Chronopost à midi. Je m’attendais donc à le recevoir mardi matin. J’ai attendu, mais le chronopostier n’a jamais sonné ni à mon interphone, encore moins à ma porte. À midi, je regarde le suivi du colis sur leur site et je constate qu’il est indiqué que « le destinataire n’habite pas à l’adresse indiquée ». Ni une ni deux, je signale l’incident au service litiges transports de LDLC qui me dit qu’ils vont lancer une enquête et demander à forcer une seconde présentation, mais que je peux tenter d’accélérer moi même la procédure en allant directement à mon centre Chronophage. C’est ainsi qu’à 13h, je me retrouve à Saint Jacques Airlande, où le mec de l’accueil de Chronophage m’indique que le camion n’est pas encore rentré de sa tournée mais que je peux repasser à partir de 18h pour récupérer mon colis ou demander à ce qu’il soit mis en retrait à mon bureau de poste (République) le lendemain. Forcément, j’ai choisi de revenir à 18h. Et c’est ainsi que j’ai pu récupérer mon gros carton que j’ai ramené chez moi pour l’ouvrir…

J’ai résisté à la tentation de faire comme tout français qui se respecte, à savoir démarrer la machine directement et lire la notice seulement quand un problème survient. À la place, j’ai commencé par lire attentivement les papiers fournis avec. Je n’ai vu nulle part qu’installer un autre système d’exploitation que celui fourni à l’origine annulait la garantie. J’étais donc libre d’installer Ubuntu… Mais par curiosité, j’ai quand même voulu jeter un oeil à Vista, ne serait-ce que pour essayer au moins une fois le détecteur biométrique, pas sur qu’il fonctionnerait avec Linux…

J’insère donc la batterie à sa place, branche l’adaptateur secteur et démarre l’engin. Que c’est long! Il m’aura fallu pas moins de 45 minutes et 3 ou 4 reboots pour pouvoir enfin faire quelque chose de Vista. Le temps de démarrage complet de l’ordi sous Vista une fois tous les trucs configurés (bah oui, tout est préinstallé, mais faut encore se taper 15 minutes de config de Windows et 15 minutes de config de logiciels tiers) était autour de 3 minutes. Autant dire une éternité.
Après avoir joué à enregistrer les empreintes de mes 10 doigts, j’insère le CD d’Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon dans le lecteur et je reboote pour lancer une session live-cd. Je fais quelques tests et découvre que la webcam intégrée fonctionne directement sans installation de pilotes supplémentaires et que le wifi marche nickel. Le bluetooth est activé, mais il faut faire quelques manips pour pouvoir transférer des fichiers depuis/vers mon téléphone. En revanche, les haut-parleurs restent muet. Le problème est référencé sur la doc d’ubuntu-fr.org, je teste la soluce, ça marche. La carte graphique est elle aussi reconnue directement avec l’accélération 3D activée par défaut (mais pas compiz vu que c’est le live-cd). Je lance donc l’installation, en passant par un partitionnement manuel afin de conserver la partition de restauration de Vista (au cas où) et de créer une partition à part pour mon /home. Forcément, est arrivé le moment où l’installateur m’a demandé de donner un nom à l’ordi. Sous Vista, j’avais zappé cette étape, sachant que je le virerai. Me voilà donc à chercher un nom pour mon nouveau compagnon de voyages… Finalement, j’ai choisi de l’appeler Lemon, je trouvais que ça lui allait bien. Au final, à partir de l’insertion du CD de Gutsy et du reboot, j’ai mis moins de 40 minutes pour faire tous les tests en session live cd et obtenir un système quasi fonctionnel. (Contre 45 minutes pour Vista qui était préinstallé, lui).

L’écran de connexion de GDM sur Lemon

La face arrière de Lemon, avec son sticker ubuntu bien mérité

Et maintenant, le test matériel et les indications pour les choses à configurer à la main :

La webcam

La webcam fonctionne directement sans avoir besoin d’installer quoi que ce soit. Aucun problème pour la faire fonctionner sous Cheese, aMSN, Ekiga ou Skype. Cependant, elle ne fonctionne pas avec FlashPlayer 9 qui ne semble pas supporter V4L2.

Le Wifi

Le driver Intel libre ipw3945 fonctionne parfaitement bien, même sur un réseau protégé en WPA.

Le lecteur de cartes 5 en 1

Impossible de le faire marcher.

Le son

Le chipset audio intégré dans le 769 n’est pas reconnu par Gutsy. En revanche, il sera intégré dans Hardy. Pour faire fonctionner le son, j’ai suivi la procédure décrite par ici.
Installer le paquet linux-backports-modules-generic.

Modifier ensuite le fichier /etc/modprobe.d/alsa-base :

$ gksudo gedit /etc/modprobe.d/alsa-base

pour rajouter la ligne suivante à la fin :

options snd-hda-intel model=lenovo

Enregistrer et le son fonctionnera après reboot de l’ordi.

Le lecteur d’empreintes digitales

Le lecteur d’empreinte digitales inclus dans le PC est un lecteur AuthenTec Aes2501, qui n’est pas reconnu par thinkfinger (conçu pour les portables IMB Thinkpad).
En revanche, ce lecteur est reconnu par fprint. Sur le site de fprint, on peut trouver le module pam_fprint, qui permet d’utiliser le lecteur d’empreinte pour ouvrir sa session ou lancer une commande en sudo/gksudo.
Pour installer fprint, des fichiers .deb déjà compilés sont disponibles par là. La version de libfprint incluse dans l’archive n’est pas la plus récente mais pour moi elle marche bien.

Une fois les fichiers extraits de l’archive, installer en premier libfprint, puis pam_fprint et fprint_demo.
fprint_demo permet de tester les capacités du lecteur d’empreinte et de libfprint en s’amusant à enregistrer ses doigts et à les faire reconnaitre.
Pour l’identification, une fois pam_fprint installé, lancer dans un terminal :

$ pam_fprint_enroll -f 7

Pour enregistrer l’index, ou remplacer 7 par un autre numéro de doigt, sachant que les numéros de 1 à 10 correspondent aux doigts suivants :

1 : pouce gauche
2 : index gauche
3 : majeur gauche
4 : annulaire gauche
5 : auriculaire gauche
6 : pouce droit

7 : index droit
8 : majeur droit
9 : annulaire droit
10 : auriculaire droit

Une fois le doigt souhaité enregistré, on peut indiquer à PAM que l’on souhaite utiliser fprint pour s’identifier.

Pour cela, modifier le fichier /etc/pam.d/common-auth

$ gksudo gedit /etc/pam.d/common-auth

puis ajouter la ligne

auth sufficient pam_fprint.so

au dessus de la ligne contenant pam_unix.so
Ainsi, si l’identification par empreinte digitale ne fonctionne pas, on revient au mot de passe.

Cependant, il semble que fprint souffre des mêmes problèmes que thinkfinger :

- L’identification par empreinte digitale ne débloque pas le trousseau de clés à l’ouverture de la session. Il faudra taper le mot de passe pour le débloquer (embêtant par exemple pour le wifi)
- La fenêtre gksudo n’apparait plus. Au lancement d’une application graphique en administrateur (par exemple « gksudo gedit »), rien ne se passe, le système attend juste que l’on passe son doigt sur le lecteur. On voit en revanche dans la liste des fenêtres un « Lancement de l’application en administrateur » qui attend…
- Au retour d’une mise en veille ou d’une hibernation, le système demande le mot de passe pour déverrouiller le bureau…

Mais sinon, ça marche très bien pour moi :)

Compiz-Fusion

Par défaut sous Gutsy, la carte graphique Intel GMA X3100 (GM965/GL960) est blacklistée par Compiz-Fusion.
Il est possible de contourner ce blacklisting en forçant compiz à ne pas vérifier la carte. En revanche, il devient impossible d’utiliser la sortie Xvideo pour regarder des vidéos dans Totem-Gstreamer ou VLC.

Pour forcer le contournement du blacklisting, entrer la commande suivante dans un temrinal :

echo SKIP_CHECKS=yes > ~/.config/compiz/compiz-manager

En gros ça ajoute la ligne

SKIP_CHECKS=yes

à la fin du fichier ~/.config/compiz/compiz-manager
On peut alors lancer Compiz-Fusion

$ compiz –replace

Pour lire des vidéos, rabattez vous sur le module X11 (sans Xv):
Dans VLC, Paramètres => Préférences => Vidéo => Module de sortie
éventuellement, cocher « Options avancées », puis choisir « Sortie vidéo X11″ dans la liste déroulante.

Pour Totem et autres applications utilisant gStreamer, lancer gstreamer-properties (ou Système => Préférences => Sélecteur de systèmes multimédia) et dans l’onglet Video, sélectionner « X Window System (sans Xv) » comme greffon de sortie par défaut.

La sortie X11 est de moins bonne qualité, aussi vous pouvez garder Xv comme module de sortie, à condition de repasser à Metacity comme gestionnaire de fenêtre avant de lancer la vidéo (sous peine de crasher le logiciel de lecture). Pour basculer facilement entre Compiz et Metacity, je vous conseille Fusion Icon

Le Bluetooth®

Comme je l’ai indiqué, le module Bluetooth du PC est correctement reconnu et activé. Cependant par défaut il m’a été impossible de transférer des fichiers entre mon téléphone et l’ordi.

Pour cela, il suffit d’installer le paquet gnome-bluetooth, puis de lancer gnome-obex-server (Applications => Accessoires => Partage de fichiers Bluetooth).
Pour envoyer un fichier vers le téléphone, un clic droit dessus, puis « Envoyer à … » Si l’option n’est pas disponible, il suffit d’installer le paquet nautilus-sendto.

Pour recevoir des fichiers, ça marche tout seul.
Plus d’infos convernant le Bluetooth sur la doc ubuntu-fr.

Linux On Laptops

#518 Mon cadeau de Naël

518-mon-cadeau-de-nael

Ça faisait bien un an et demi que je pensais à m’en acheter un. Avec mon départ en Irlande, plus question de repousser le moment de l’achat. Après moult réflexions et comparaisons, je viens donc de m’acheter un ordinateur portable.
Mon choix s’est fixé sur un portable de la gamme Lenovo 3000 N200.

J’hésitais avec ce acer, certes plus joli, mais je me suis déterminé pour le Lenovo notamment pour le disque de 120 Go (contre 80 pour le acer) et l’autonomie annoncée de 4h30 (contre 2h).
Certes, la config semble un peu juste pour le Windows Vista fourni, mais c’est pas comme si je comptais m’en servir. En effet, la première chose que je compte faire dès que je le reçois, c’est d’installer Ubuntu Gutsy Gibbon dessus. A priori, d’après mes lectures sur les divers forums consacrés à Ubuntu, tout devrait fonctionner, sauf peut être le lecteur d’empreinte digitale, mais je l’ai pas choisi pour ça…