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#633 En tête à tête avec Paris

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Alors que ce soir, l’ambiance est à la fête pour beaucoup, moi je n’ai pas envie. Je n’ai pas le moral à célébrer cette nuit le passage de 2011 à 2012. Je n’ai pas envie d’aller voir des amis et de faire semblant d’être heureux à cette occasion. Je préfère savoir que chacun va bien profiter de sa soirée plutôt qu’aller leur imposer de voir ma face de déprimé. Ce soir, alors que tout le monde est festif et joyeux, je déprime en repensant à l’année écoulée, parce que je sais que l’année à venir ne sera certainement pas plus extraordinaire.  Mon moral n’est pas remonté depuis avant-hier, et je n’ai pas envie de voir de monde. Je vais terminer 2011 et commencer 2012 avec celle qui me fait rêver, avec Paris. Après un dernier ciné de l’année,  j’irai errer dans les rues de la Ville Lumière avec un peu de musique dans les oreilles avant de marcher jusqu’à chez-moi une fois minuit passé.

#612 Y a-t’il un modèle à respecter pour être un bon pédé parisien?

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Après que je lui ai annoncé ma non-intention d’aller voir Dorothée à Bercy en décembre, mon cher coloc Nykmer Oren m’a traité de « mauvais pédé parisien ».
Cédric Darval de Bayen parle très bien de la diversité des homos masquée par l’image de la dinde du marais dans son article sur le concert de Dorothée.

Du coup, je me pose la question de savoir s’il faut ou non respecter au minimum un certain modèle quand on est homo à Paris. Mais qu’est-ce qui caractérise ce modèle ?

Les sorties culturelles ? Il paraît que les homos aimeraient l’art. En ce qui me concerne, je ne suis pas du genre à me faire une expo ou un musée chaque week-end. Ni chaque mois. En fait, mes sorties culturelles sont très occasionnelles. Je ne profite pas assez du fait d’avoir encore moins de 26 ans pour les tarifs réduits sur plein de choses. Je devrais.
On peut classer aussi les concerts dans la culture (si on peut appeler ça de la culture). Depuis presque un an que je vis à Paris, sont passées notamment Madonna et Britney. Je n’ai été voir ni l’une ni l’autre. De même, je n’irai pas voir Lady Gaga en mai. Je ne suis pas non plus allé voir Dorothée à l’Olympia. Je n’ai aucun regret à ne pas y avoir été. C’est grave ? (Par contre, je suis quand même allé voir Mylène au SdF en septembre dernier, Mylène je l’aimais que Britney venait à peine de quitter le Mickey Mouse Club.)
Une exception sur la culture, le cinéma. Je paie ma carte UGC, alors j’en profite. Entre 5 et 10/12 films par mois, selon les films à l’affiche.

Un autre élément important de la dinde marécageuse, c’est l’apparence. Là, je pense que je suis complètement à côté. Là où certains font réajuster leur cheveu toutes les 3 semaines chez leur copine du marais, moi je vais simplement chez Jean-Louis David ou Franck Provost entre le métro et chez moi, le premier qui peut me prendre sans RDV quand j’ai le temps, environ tous les 3 mois. Et si le cheveu est un élément clé de l’apparence, la tenue vestimentaire l’est tout autant. Pas question pour moi de dépenser 50 € dans un t-shirt ultra fashion que je mettrai que deux fois. Je m’habille chez Jules et à Celio. Du basique : des jeans, des t-shirts, parfois des chemises et des polos pour avoir des trucs présentables pour sortir.

Les sorties justement. J’ai déjà parlé des concerts, mais à part ça ? Le pédé parisien doit-il sortir dans les bars et boites gays avec ses amis dindes tous les vendredi et samedi soirs ? Siroter un cocktail à une terrasse hype du marais à l’apéro quand viennent les beaux jours ?
En ce qui me concerne, mes sorties (hors-ciné) c’est souvent avec mes ami-e-s, aussi bien hétéros que gays ou lesbiennes, et c’est plus souvent une pinte de bière ou un verre de vin rouge dans le 11ème ou 12ème. Et au lieu de clubber, c’est plus souvent nuit DVD avec pizza et Ben & Jerry’s.

Et la pizza et la glace, faut les éliminer. Il parait que le pédé parisien fait (semblant de faire) du sport en salle, genre Club Med Gym. Le truc qui ne m’attire pas du tout. Le sport pour moi c’est irrégulier, mais un peu plus souvent quand il fait beau. Un match de tennis de temps en temps, courir 30/45 minutes 2 ou 3 fois par semaine. Et simplement prendre les escaliers plutôt que les escalators dans le métro. Bref, pas de quoi me sculpter un corps d’adonis à aller exhiber en enlevant mon t-shirt moulant à 50 € en boîte le samedi soir pour choper un plan cul d’un soir.
(Ah oui, au fait, je ne fais pas dans le plan cul, et je ne couche pas sans envisager l’autre comme boyfriend-material.)

Me voilà donc bien loin de l’image du pédé parisien. Mais pour autant, suis-je un mauvais pédé ? Ou un mauvais parisien ?

#502 Week-end chaud! (Partie 2/3: Vive la révolution)

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Samedi 14 juillet.
Pour bien commencer la journée, je suis réveillé par un SMS de Nyko qui me demande à 7h du mat’ si j’ai le DVD de 21 grammes. Mais pourquoi donc me réveiller à cette heure-ci avec une telle question?

Vers 10h, nouveau réveil par le bruit des avions de la patrouille de France.
Je me lèves pour de bon vers 11h30 quand rentre Over.
Après une douche et un thé accompagné de trois spritz, Over m’a convaincu d’aller voir Les chansons d’amour. Tout ce que je savais du film, c’est que c’était une comédie musicale qui se passe à Paris, avec Ludivine Sagnier. Bref, la surprise totale sur le film. J’ai adoré. L’histoire, la réalisation, les chansons… et Grégoire Leprince-Ringuet est trop choupinou! J’ai donc mis la BO sur mon iPod une fois rentré chez Over le soir.

Mais avant, on continue la journée. Nous sortons du ciné climatisé et nous bravons la chaleur pour aller en métro jusqu’à Convention où j’accompagne Over qui commence à bosser à 17h.
On arrive en avance, ce qui nous laisse le temps de nous faire servir un Monaco et un Coca par Jess. Nous sommes aussi rejoints par Fan’, qui commence à bosser en même temps qu’Over. Je les laisse vers 16h50 pour aller retrouver Sam et aller passer la soirée chez Doumé, que j’ai pas vue depuis fin mars.

Après un passage à Leader Price pour acheter à boire, nous arrivons tant bien que mal (et tout en sueur) à son appart où elle nous attend avec des amies à elle. Nous passons une bonne soirée apéro-vin rouge et nous séparons vers 22h40 quand Doumé et ses amies partent pour tenter de voir le feu d’artifice alors que Sam et moi repartons prendre un verre à Convention où j’étais sensé récupérer Over à la fin de son service à minuit.

Après avoir parlé anglais pendant tout le trajet en métro, on arrive vers 23h20 au bar, où Fan’ attendait que j’arrive, ayant fini plus tôt à cause du manque de clients (ils étaient tous partis au feu d’artifice evidemment). Après la surprise que Sam m’ai accompagné, on passe une bonne fin de soirée là bas, et Théo nous rejoint pour quelques bières jusqu’à un peu avant deux heures…

On n’a donc pas vu le feu d’artifice ni le concert, mais ce fut un bon 14 juillet.