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#611 Non, Ubuntu 10.04 Lucid Lynx ne ressemble pas à Mac OS X

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En voyant le nouveau thème par défaut d’Ubuntu, qui apparaît dans la nouvelle version 10.04 -the Lucid Lynx (encore à l’état de Release Candidate), beaucoup de personnes ont crié à l’infamie ! Il paraitrait qu’Ubuntu serait devenue une copie de Mac OS X. Je vous laisse juger…

Bureau par défaut d'Ubuntu 10.04 Lucid Lynx
Le bureau par défaut de Lucid Lynx

Certes, les boutons sont passés à gauche, les notifications sont monochromes et le fond d’écran par défaut est violet. Et à part ça ? Pour ces trois petits détails, on a vu nombre de trolls se déchainer sur les forums et les blogs. Franchement, même si je ne trouve pas ça flagrant, ça peut ressembler à OS X si ça vous chante, j’en ai rien à foutre. Après tout, il a été prouvé que les boutons à gauche sont plus ergonomiques et les notifications monochromes sont enfin homogènes. Quant au violet qui remplace les teintes orangées des débuts d’Ubuntu, ça me fait ni chaud ni froid, d’autant plus que y’a de très jolis papiers-peints fournis par défaut pour la peine qu’on fasse un clic-droit sur le bureau pour en changer.

Après quelques modifications, voici à quoi ressemble mon espace de travail sous Lucid Lynx :

Mon bureau sous Ubuntu 10.04 Lucid Lynx
Mon bureau personnalisé

Pour obtenir ce look assez simple, j’ai utilisé :

  • l’arrière plan Bosque TK, disponible par défaut ;
  • les bordures de fenêtre du thème New Wave, disponible par défaut ;
  • le thème GTK2 Glossy, disponible dans le paquet gnome-themes ;
  • le thème d’icônes Gnome Human, disponible en installant le paquet gnome-human-icon-theme depuis les dépôts « universe » (pour installer d’un coup toutes les variantes de couleurs de ce thème d’icônes, installer le méta-paquet gnome-colors ;
  • le thème de pointeurs ComixCursors-Orange-Large-Slim, disponible en installant le paquet comixcursors depuis les dépôts « universe » ;
  • et en jouant avec les couleurs du thème GTK et de l’arrière-plan du tableau de bord.

Enfin, pour le dock, j’utilise Avant Window Navigator 0.4, installé depuis les dépôts « universe » d’Ubuntu (paquet avant-window-navigator).

Si vous ne voulez pas attendre encore 5 jours que sorte la version finale, vous pouvez télécharger la version RC d’Ubuntu 10.04 LTS – Lucid Lynx. Prenez bien garde au fait que certains bugs ne sont pas encore résolus dans cette version mais devraient l’être pour la sortie finale ce jeudi 29 avril.

Article mis à jour le 18 juin.

#609 Hakuna Matata, an Ubuntu story

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Souvenez-vous, il y a 5 ans et demi sortait relativement discrètement une nouvelle distribution GNU/Linux basée sur Debian. Créée par le milliardaire sud-africain, ex-développeur Debian, Mark Shuttleworth, cette distribution a pour objectif de rendre Linux accessible au grand public. Objectif atteint, puisque même ma petite sœur arrive à s’en servir sur son netbook en me demandant moins d’assistance que pour son PC fixe sous Windows (qui a régulièrement des problèmes).

Mais revenons à l’automne 2004, à la sortie de la première version d’Ubuntu. Alors que les versions de Debian sont nommées selon des personnages de Toy Story, les noms de code des versions d’Ubuntu seront composés d’un adjectif et d’un nom d’animal (commençant par la même lettre), censés représentés l’esprit de la version. Ainsi, la première version d’Ubuntu, la 4.10, sortie le 20 octobre 1004, porte le nom de Warty Warthog, ou le phacochère verruqueux.

Pumbaa
Un célèbre phacochère

6 mois plus tard sortait la version 5.04, Hoary Hedgehog (le hérisson vénérable), puis le jeudi 13 octobre de la même année, la 5.10, Breezy Badger (le blaireau jovial). Depuis ce jour, toutes les versions sont sorties un jeudi (au décalage horaire près pour certains pays). Sept mois et demi plus tard, Dapper Drake (le canard pimpant), version 6.06, fut la première version labellisée LTS (Long Term Support), offrant donc des mises à jours pendant 3 ans pour la version desktop et 5 ans pour la version serveur (au lieu de 18 mois en version standard).

Depuis Dapper, on avance d’une lettre dans l’alphabet pour chaque nouvelle version. On a donc vu suivre les versions nommées Edgy Eft (la salamandre nerveuse), Feisty Fawn (le faon téméraire), Gutsy Gibbon (le gibbon fougueux), Hardy Heron (le héron hardi), Intrepid Ibex (le bouquetin intrépide), puis d’autres humeurs après tous ces animaux courageux avec Jaunty Jackalope (le « jackalope » enjoué) et Karmic Koala (le koala karmique), celle-ci étant sortie en octobre dernier.

Et alors que la version 10.04 LTS, nommée Lucid Lynx (le lynx lucide), doit sortir à la fin du mois (le 29 avril précisément, encore et toujours un jeudi), Mark Shuttleworth a annoncé aujourd’hui le nom de la prochaine version, la 10.10. Lucid étant une version LTS, elle marque l’aboutissement d’un cycle de développement, et la version 10.10 sera l’occasion d’apporter moult changements dans le projet, de se la jouer un peu rebelle. De plus, 10.10 devra être rapide, légère et sociale, tel une mangouste. Ainsi, Ubuntu 10.10 se nommera Maverick Meerkat, ou le suricate rebelle.

Timon
Un célèbre suricate

Alors voilà, on a eu le phacochère en 2004, on aura le suricate à l’automne, mais on a eu un lynx à la place du lion pour la lettre L. Tant pis, on a quand même eu une des chansons de Disney les plus marquantes des années 90 avec ce trio :

HakunaMatata
Un lion, un suricate et un phacochère

Écoutez Hakuna Matata en cliquant là dessus :
logo-spotify

ou avec Deezer :

#559 Une histoire de manchot, chapitre 4

559-une-histoire-de-manchot-chapitre-4

Résumé de l’épisode précédent : Après quelques mois de dual boot entre Windows et Ubuntu, les jeux auront finalement eu raison de celui-ci puisque j’ai supprimé Ubuntu afin de récupérer de la place sur mon disque dur pour installer et jouer à Myst IV et Rayman contre les lapins crétins en novembre 2006.

Mistral ne sera finalement pas resté plus de quelques mois avec Windows comme seul maître à bord. En Mai 2007, ayant fini ma première année de Master et tous mes dossiers d’examens, plus besoin de rester quotidiennement sous Windows à utiliser moult logiciels propriétaires. Je profite donc de ma période de stage pour revenir à GNU/Linux en téléchargeant Ubuntu 7.04 Feisty Fawn, première version dans laquelle l’activation du bureau 3D est facilitée avec Beryl dans les dépots officiels. Et forcément, Beryl facile, ça motive pour revenir. Tout marchait bien jusqu’au jour où j’ai souainement perdu l’accélération graphique, aussi bien avec les drivers proprio d’ATI qu’avec les driver libres. Après avoir tenté moult solutions proposées sur les forums et pages de documentation, je décide finalement de réinstaller, et en profite pour revoir mon partitionnement: moins de place pour Windows, plus pour Ubuntu. Je n’avais gardé que la place nécessaire pour les Sims 2 sur la partition Windows. Après la réinstallation, j’avais retrouvé une accélération graphique fonctionnelle et, avec celle-ci, les jolis effets de Beryl, donc tout allait pour le mieux…

Courant août, j’ai migré de Mistral à Harken, plus puissant, et équipé d’une carte nvidia. Donc après avoir installé les bons drivers et réussi à reconfigurer X, j’ai décidé revoir une nouvelle fois mon partitionnement. Finalement, je ne jouais plus du tout, donc j’ai viré la partition Windows pour de bon. En septembre il m’a juste fallu réinstaller un XP dans une machine virtuelle afin de pouvoir installer et utiliser MS Access, quasi-obligatoire pour la fac (sinon j’avais la possibilité de rester bosser là bas le soir au lieu d’être tranquille chez moi).

En janvier 2008, j’ai enfin acquis un ordinateur portable, achat prévu et sans cesse repoussé depuis Noël 2006. Livré avec Vista, je n’ai pas eu le courage de tenter la procédure racketiciel. J’ai donc tenté l’expérience « Wahou » comme le dit la pub, et « wahou » que c’est nul. Vista est donc resté sur mon Lemon moins de deux heures (dont facilement une heure de premiers paramétrages à la sortie de la boite). J’ai donc immédiatement installé Ubuntu 7.10 dessus, et j’ai mis ma vdi de Windows XP dessus, pour pouvoir bosser proprement avec Lemon à la fac, avec le Wi-Fi. Le XP étant désormais sur Lemon, c’est ainsi qu’Harken fut débarrassé de Windows pour de bon!

#546 Une histoire de manchot, chapitre 3

546-une-histoire-de-manchot-chapitre-3

Suite de la saga de ma migration vers le monde du libre. Le chapitre précédent se trouve ici.

Ma troisième fois avec un manchot, c’était un peu moins d’un an et demi après la fin de l’expérience Mandrake. C’est en avril 2006 que j’ai commencé à remarquer un certain nombre d’articles sur Ubuntu. Une distribution GNU/Linux qui se dit « pour les êtres humains », et donc se veut accessible facilement. Après avoir un peu parcouru la doc et les forums de www.ubuntu-fr.org et du site officiel www.ubuntu.com, je décide de me lancer et je télécharge Ubuntu 5.10 the Breezy Badger.

Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers lors de cette première approche d’Ubuntu. Tout mon matériel avait été correctement reconnu, le seul problème étant que je n’avais pas réussi à utiliser l’imprimante branchée sur l’ordi de ma soeur via le réseau…

Autant que possible j’utilisais mon ordi sous Ubuntu, parfois obligé de repasser sous Windows pour quelques trucs de la fac. Mon dual-boot est resté bien longtemps, puisque je suis passé ensuite à Dapper Drake (Ubuntu 6.06) puis à Edgy Eft (Ubuntu 6.10)… Cependant la rentrée 2006 fut mauvaise pour Ubuntu, puisque même si j’ai gardé mon dual-boot un bon moment, et même fait la mise à jour vers Edgy fin octobre, j’ai commencé à rester beaucoup plus sous Windows dès septembre, et j’ai fini par supprimer Ubuntu en novembre, ayant besoin de récupérer de la place sur mon disque dur pour Myst 4 et Rayman contre les Lapins Crétins.

Suite de l’histoire : #559 Une histoire de manchot, chapitre 4

#543 Une histoire de manchot, chapitre 1

Alors que je vais fêter l’anniversaire de la suppression de la partition Windows de Mistral, j’ai commencé à écrire l’histoire de mon arrivée dans le monde du libre…

La première fois que j’ai travaillé avec un manchot, c’était en 2002. J’étais alors en première année de MIAS à Rennes 1, et on avait des cours d’analyse et programmation d’algorithmes. Pour mettre en pratique on utilisait le langage de programmation le plus bête possible : le scheme (prononcez skim’). Un langage dans lequel les seuls signes qui servent à démarquer les différents éléments sont des parenthèses. Pas de virgule, d’accolade, de point-virgule, ou autre… Juste des parenthèses. Le meilleur moyen de se planter au moment de l’écriture en oubliant de fermer la 24ème parenthèse de la ligne…

Donc pour les TP d’analyse et programmation, on allait écrire des mini programmes en scheme, genre pour calculer combien de surface de pelouse entourant une maison peut bouffer une chèvre accrochée à une corde longue de X mètres, sachant que la corde est attachée à 5m du coin de la maison dont les dimensions sont de Y mètres par Z mètres… Enfin pour calculer ça, après avoir -difficilement- écrit un algorithme bourré de Pi et de rayons et tout ça, on le transpose en scheme pour tester. Et ça, on le faisait sur des machines équipées de RedHat. Avec un bureau KDE qui ne m’a pas plu du tout. Trop bordélique.

Par contre, le bureau Gnome des salles infos libre accès, beaucoup plus à mon goût. Cependant c’était pas du GNU/Linux, mais du Sun Solaris.

Suite : #544 Une histoire de manchot, chapitre 2

#479 Stagisation et autres nouvelles

479-stagisation-et-autres-nouvelles

Quelques nouvelles de moi, parce que oui, ça fait longtemps que j’en ai pas données… Même mon dernier élément partagé dans Google Reader date du 16 mai…

Je vais bien. J’ai survécu à mes 3 premières semaines de stage dans mon agence de traduction. Je fais de la traduction et de la révision EN/DE vers FR, et un pti peu de révision FR>EN. On traduit principalement des brevets techniques, et depuis le lendemain de mon arrivée (le 3 mai) jusqu’à encore avant hier (le 23), j’ai bossé sur un brevet de 30 000 mots. Il est désormais passé en révision entre les mains de mes collègues qui vont bien s’amuser.

En parallèle, je fais de la gestion de traducteurs externes (ajout des nouveaux traducteurs freelance dans notre base de données, recherche de traducteurs ou interprètes pour les projets, ce genre de choses…) et depuis cette semaine, je fais aussi un peu de gestion de projet. On est quand même loin des cours de gesproj de 4 heures d’amphi le lundi matin au premier semestre… Pour l’instant, ce que je fais, ça me plait, on verra au bout des 3 mois restants si j’ai toujours le même avis…

Autrement, y’a 3 semaines j’ai téléchargé et installé Feisty Fawn (Ubuntu 7.04) sur Mistral. Après 2 semaines de bon fonctionnement, j’ai du faire face à une disparition totale de mon accélération graphique, que j’utilise les drivers libres ou les drivers propriétaires d’ATI. Après consultation de multiples forums, il s’est avéré que chaque fois que le même problème a été rencontré, la seule solution avait été une réinstallation complète du système. J’ai donc sauvegardé mon /home de Feisty et mon « Documents & Settings » de Windows, et j’ai profité de la réinstallation pour repartitionner complètement mon disque dur. Je suis passé d’un partitionnement comme ça :

[Windows XP - 27Go] [Ubuntu /(root) - 5Go] [ [/home - 4,5Go] [swap - 1,5 Go] ]

à un partitionnement moins généreux pour Windows comme ça :

[ [Ubuntu / - 6Go] [/home - 10Go] ] [swap - 2Go] [Windows XP - 20Go]

J’ai en effet décidé de ne pas supprimer totalement Windows de Mistral avant la rentrée ou je devrais normalement m’acheter un PC portable. Ne serait-ce que pour jouer aux Sims2.

En fin de compte, j’ai réinstallé Feisty dans la soirée de lundi, et depuis j’ai toujours pas mis Windows. Je m’en passe très bien pour tout ce que je fais à part les jeux… Mais faut dire aussi que là pendant mon stage je bosse uniquement au bureau donc pas besoin d’avoir MS Office installé… Et comme à la rentrée, j’aurai le portable, au revoir Windows, et Mistral devient libre à pas loin de 99% (juste Adobe Flash Player, Picasa et Google Earth en non libre).