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#630 Réveillon sans famille

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Pour la deuxième fois de ma vie, je n’ai pas passé mon réveillon de Noël en famille chez mes grands-parents. La première fois c’était pour Noël 2008, quand j’étais au chômage, bloqué à Rennes sans les moyens de prendre le train. J’avais été passé le réveillon avec ma belle famille de l’époque. C’était pas super super.

En 2009, j’avais pu profiter du long week-end pour redescendre dans le sud passer Noël en famille, m’offrant les billets de trains suffisamment à l’avance pour rester abordables, en ne posant que quelques jours de RTT.

En 2010, j’avais ma semaine de congés entre Noël et le nouvel an, mais je travaillais le 24 décembre. Ce fut le pire Noël que j’ai passé. L’ambiance électrique du réveillon chez mes parents le 24 au soir a vite tourné aux engueulades entre tout le monde. Enfin j’avais déjà commencé avec mon père au moment où il m’avait récupéré à la gare du Transilien parce que j’étais en retard et que j’avais trop de valises (une, en plus d’un sac à dos). Le lendemain, 12 heures de route nous attendaient pour descendre en voiture jusqu’à Fréjus. La dernière fois de ma vie que je faisais un Paris-Fréjus en voiture. J’ai juste manqué de m’entretuer avec mon père pendant qu’il était au volant, puis je suis allé vomir dans la neige d’une aire d’autoroute. J’ai ensuite été malade sur la fin du trajet et les 3 jours qui ont suivi. Du coup, pas d’alcool. Et quand on est le seul à ne pas boire, on vit autrement les repas de familles. Quand 16 personnes sont bourrées au Champagne et autres vins, et que tu es le dernier sobre parce que tu es malade et fatigué, tu prends conscience de beaucoup de choses sur ta famille. Mais au moins je me suis vite remis et ai pu profiter pleinement du reste de mes vacances avec retour à Paris (en TGV) et nouvel an en Bretagne.

Après l’année dernière, je n’étais pas prêt à retourner passer un Noël en famille. Aussi, ayant pris ma semaine de fêtes l’an dernier, j’ai choisi cette année d’être fair-play et de rester bosser pour permettre à d’autres collègues de partir en vacances. Bon, en vrai il se passe tellement rien au taf entre les fêtes que j’aurais limite pu prendre mes congés quand même, mais le principe d’être payé à ne rien branler me plait suffisamment. Me voilà donc avec la bonne excuse pour ne pas descendre en famille cette fois : je bosse et l’aller-retour en train juste pour le week-end coûte trop cher pour valoir le coup.

Cette année, j’ai donc évité le repas qui dure six heures, les discussions/disputes politiques avec ma famille majoritairement (trop) de droite, l’organisation militaire du placement des cadeaux sous le sapin, le débat pour savoir s’il faut mettre du sel ou plutôt du vin blanc ou rien quand on renverse le vin rouge sur la nappe blanche… À la place, j’ai passé un très bon réveillon entre amis. On a bien mangé et bien pu. Le seul problème étant le surplus restant de bouffe et de boisson, mais sinon, c’était bien. Je devrais peut-être songer à éviter la famille aussi l’an prochain ?

#533 La famille

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Voilà qui est fait.
Hier j’ai rencontré la famille de mon chéri, ce soir c’était son tour de rencontrer mes parents. Tout s’est bien passé, on est chacun ressorti vivant de la famille de l’autre, et je suis heureux que tout aille bien :)

#397 La quote du jour

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Petite citation de ma petite soeur au milieu de questions du Trivial Poursuit. La question concernait Clovis :

M (ma ptite soeur) : Moi Clovis j’ai qu’une image de lui, il était dans son bain…
Moi : Nan, ça c’était Marat.
L (ma grande soeur) : Clovis c’est le vase de Soisson.
M : Oui, dans son bain ou dans son vase…

#281 Reflexion sous les étoiles

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Je suis allongé dans le fauteuil relax sur le balcon, en train de regarder les étoiles. J’ai pas d’ordi ici donc j’ai pris mon bloc et mon Bionic, je rentrerai tout ça sur Jimah plus tard… Baby me manque. J’aimerais tant l’avoir dans mes bras, allongé collé contre moi dans le relax, et qu’on regarde le ciel ensemble, en cherchant des noms aux constellations, à la Willow et Tara. Mais malheureusement il est à Paris, et tout ce que j’ai de lui là maintenant, c’est mes souvenirs de nos conversations, de nos calins et nos baisers sur la canapé du Mag, sa photo sur mon portable, et tous ses textos archivés. Aujourd’hui je l’ai eu que 35 secondes au téléphone. Il a appelé pendant qu’on jouait aux cartes avec Manou et Laure (la belle sœur de Valérie), donc forcément c’est limitatif dans ce que je pouvait dire avec Manou à côté. Et je pouvais pas le rappeler plus tard parce qu’il allait se coucher. Donc pendant qu’on a continué les cartes, je lui ait envoyé un texto pour le serrer très très fort et lui envoyer d’énormes bisous, et m’excuser d’avoir été expéditif au téléphone… Puis il me répond qu’il comprend que j’avais ma grand-mère à coté, qu’il m’embrasse aussi et qu’il pense fort à moi… Et pendant le coup de téléphone où j’essaie de rester zen, y’a Manou à côté qui fait « C’est Laetitia? », et Laure qu’a failli être pétée de rire. Heureusement, c’est le moment qu’ont choisi les moustiques pour attaquer, et Manou est partie chercher l’insecticide, donc on a eu 4/5 minutes tranquilles pour arrêter de rire, et Laure qui me fait « en plus ça s’entendait trop que c’était un mec, même moi j’entendais ». Heureusement que Manou devient un peu sourde, ça aide… Elle est revenue avec la bombe de Raid, on a fini la partie de cartes, puis Laure et moi sommes descendus à pied chez tata Carole qui devait ramener Laure à Frejus en voiture, donc on a pu discuter un peu et elle m’a dit que Sandrine l’avait interrogée sur savoir si j’avais une copine, à quoi elle a répondu que non, je suis célibataire. Sandrine c’est la cousine de ma mère qui a divorcé avec 2 gamins quand son mari s’est révélé gay. Forcément, un mauvais point pour tout ce côté de la famille. Ca les choquera quand je le révellerai… Enfin, quand Mom transmettra l’info à tout le monde sous 48 heures… La famille, c’est la famille, tout se sait chez nous… D’habitude une info fait le tour de tout le monde en 2 heures, de Frejus à Rennes, en passant par Perpignan ou Montpellier… Mais là, Mom étant à Mada, je sais pas ce que ça donnera…

D’ailleurs je sais pas pourquoi je me suis senti assez confiant aussi rapidement pour tout raconter à Laure. Je suis arrivé à la gare de St Raphaël-Valescure à 14h16, Pady est venu me chercher et m’a ramené à St Aygulf. Là, j’ai mangé, j’ai rappelé Mickael, puis vers 16h on est redescendus à Fréjus chez Tata Nicole. Arrivés là bas, plein de monde, des oncles et tantes de Pady et tata Nicole, leur cousin Jean-Pierre, sa femme et leur bébé (adorable ce petit), et Laure. Laure, 19 ans, que j’avais pas vu depuis qu’on était allé en vacances au Pays Basque à Pacques y’a 4 ans. Elle a « trouvé » grâce à Jacquou un job au centre aéré de Fréjus. Après un peu de discussion avec Sandrine et la femme de Jean Pierre, pour fuir les blagues de Tata Nicole et Manou qui veulent nous marier, Laure et moi allons faire un tour au bord de mer. On discute de tout et n’importe quoi, études, famille, vacances… On continue à discuter en prenant un verre à un café de Port Fréjus, puis sur le chemin du retour, elle trouve horrible la façon donc une touriste étrangère (je crois hollandaise à l’oreille, mais jsuis pas sur) porte un string bleu sous une mini-jupe noire transparente raz-la-touffe. Après quelques mètres de discussion fashion, et après le bon feeling passé tout l’aprèm (mine de rien il était presque 20h quand on remontait vers les Iles d’Or), je me suis balancé et dit que de toute façon, moi, plus rien ne pouvait me choquer vestimentairement parlant, après tout ce que j’ai vi la veille à Paris à la gaypride. « Ah, tu es– » – « Bi, mais bcp plus attiré par les mecs. » Puis histoires de Yann et Mickael. Et c’est très bien passé et vu la situation de Sandrine elle m’a compris dans ma difficulté que j’aurai pour l’annoncer à la famille. On a continué à discuter amours en rentrant, puis elle est venue à Saint Aygulf avec nous pour manger les lasagnes de Manou (miam) avant que Pady me prête la Xsara pour qu’on puisse aller boire un verre en ville après. Manque de bol, Fréjus-StRaph le soir, c’est mort ; à part les restaurants et glacier en bord de mer y’a rien. On a donc fini par acheter une glace et la manger sur la plage, où j’ai appelé mon sucre pour lui faire écouter le bruit des vagues et lui dire bonne nuit, puis on a commencé à déraper sur des façons moins conventionnelles de consommer de la glace. Y’avait quand même Laure à côté qui entendait tout mes propos, donc je me suis ressaisi, on a raccroché et je me suis refroidi en reprenant la glace. Une fois celle-ci finie, on s’est décidés à se lever (gros effort de motivation, c’est tellement zen la plage quand y’a personne, avec juste le clapotis des vagues et les étoiles), on est retourné aux Iles d’Or, Laure est remontée chez Tata Nicole, et moi j’avais laissé la voiture garée en bas. En fait c’est trop cool d’avoir quelqu’un ici avec qui je peux parler de ça comme de n’importe quel sujet de conversation. Donc aujourd’hui elle est venue à la plage avec nous, puis on a apérodiné et joué aux cartes… Suite au début ↑

Voilà pour Laure. On va revenir à mon Mickanounours. Je suis en voie de tomber vraiment amoureux. En tout cas je suis déjà énormément attaché à lui. Il me manque, chaque jour, chaque heure, chaque minute qui passe… Et pourtant c’est une relation que rien ne laissait présager.
Vendredi 24, arrivé à Paris, bagages posés chez Jo et Fan’, on quitte l’appartement pour aller au Mag. Là bas, je rencontre des gens amis de Jo, me mets à discuter à droite à gauche. J’ai aperçu très furtivement Mickaël, un moment où je jetais un oeil vers l’autre côté de la pièce alors que je parlais près du bar avec Julien, Julien et Alexis, et j’ai entendu quelqu’un l’appeler. Réaction rapide « Oh, ça doit être lui le fameux Mickaël de Jo », donc uniquement un aperçu très furtif parce que y’avait beaucoup de monde, period.

Je l’ai vraiment rencontré que le lendemain, pour la préparation du char, et à un moment il m’a demandé de l’accompagner pour aller voir des gens au char de l’Inter-LGBT, et donc on a commencé à discuter de tout de rien, de mes déprimes, de Yann, de choses et autres le temps de remonter jusqu’au premier char (l’InterLGBT) et de redescendre la rue de l’autre côté pour voir les autres chars. Déjà à l’aller, à peine arrivés au premier carrefour à traverser, il a commencé à me plaire, et ça n’a fait qu’augmenter le temps du reste de l’aller + du retour. On est donc revenus et on a repris des préparatifs pour le char pendant 2 minutes avant qu’il me propose d’aller avec lui chercher à manger au Franprix. OK, je viens. Et on a continué à discuter et il me plait de plus en plus. En revanche, après, pendant la Marche il m’a paru essayer de m’éviter tandis que je passais une bonne partie de mon temps à le mater (l’autre partie était consacrée à jouer du regard avec mon public en dansant, à me faire mater, filmer et prendre en photo, très cool aussi). Y’a juste eu un moment une danse où on était collés à 3 Nicolas, Mickaël et moi, Micka au milieu, mais ça a été tout. Arrivés finalement à Bastille, bcp de monde s’en va, y compris Mickaël qui avait proposé qu’on se revoit (avec Jo, Fan’, Jessica et Pauline et moi évidemment) après le démontage du char. On est restés une dizaine sur la camion jusqu’au cour de Vincennes, lieu officiel réservé par la Préfecture pour le démontage des chars. Donc là, enlevage des scotch, ficelles, banderoles etc… Et au milieu de tout ça, qui arrive, Mickaël. Officiellement pour aider, officieusement il m’a avoué hier être revenu pour moi…

On continue le démontage et le descendage des pièces de la sono du camion sur le trottoir, puis on se pose un moment, Mickaël, Jessica, Fan’ et moi sur le trottoir, autour d’une bouteille d’eau et des paquets de bonbons. Fan’ et Jessica ont fini par se lever et bouger, mais Mick et moi sommes restés assis côte à côte à discuter en regardant les autres bosser. De ce moment, on s’est plus quittés. On a marché ensemble toujours en discutant, jusqu’au Mag, soit un peu en avance sur les autres, soit derrière, soit avec, mais tjs tous les deux… La discussion à ce moment là a inclus le fait que je me sentais pas prêt à entamer une nouvelle relation (et c’était vrai, même s’il me plaisait énormément). Y’a aussi eu un moment où il m’a fait le porter sur mon dos parce qu’il avait la flemme de marcher… Malgré mes mises en gardes comme quoi je ne garantissais rien, il s’est quand même jeté sur mon dos. Ca a pas duré longtemps, une quinzaine de mètres tout au plus, j’avais une mauvaise prise sur lui, mais c’était cool.

On est finalement arrivés au mag et on s’est posé tous les 2 dans le canapé qui fait dos à la fenêtre, puis comme il était crevé (qui ne l’était pas de tte façon ?), j’ai commencé par lui proposer mon épaule comme oreiller. Ont suivi les effleurement de mains qui ont continué en caresses de doigts avant que ceux-ci ne s’entrelcent pour lier leurs propriétaires… Sont venus ensuite les petits bisous partout, sur la joue, le front, le cou, la nuque, les mains, les bras, puis enfin, la bouche… Ensuite a été le moment d’aller acheter les pizzas. Tout le monde est parti, sauf Mickaël et moi. On s’est installés tranquille, allongés cote à cote sur le canapé et on a commencé les choses sérieuses : les discussions sur notre couple. Qu’en pensent les filles ? Qu’est-ce qu’on va faire pour la distance ? Quelles sont nos priorité dans une relation amoureuse ? (fidélité, confiance, dialogue) Pour la partie sérieuse verbale, puis plus de rapprochement physique. Et les autres sont revenus avec les pizzas nous interrompant pour qu’on leur réouvre la porte. Je crois qu’ils sont arrivés à temps, on avait pas encore les mains trop mal placées ;) Nous nous sommes ressaisis et avons été sages par la suite. Puis est venu le dur moment de la séparation, sachant qu’on ne se reverrait que le 7 juillet. Il a du partir de son côté, un tout petit peu plus tôt que Jo, Fan’ et moi. Mais il m’a rappelé à peine Jo, Fan’ et moi sortis du métro à Glacière, puis après un prob de batterie vide, il m’a encore rappelé quand j’ai pu brancher mon tel à notre arrivée chez Jo. La nuit a été courte, j’ai pensé à lui et notre avenir incertain sans arrêt, et le peu que j’ai dormi, j’ai rêvé de lui… Je suis accro…