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#632 Humeur en vrac ou le bilan 2011

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Des fois comme ça j’ai des chutes de moral. Genre brutales. Tu vois, je suis de bonne humeur, je vais bien, et d’un coup d’un seul, paf ! La chute du moral. Souvent sans raison claire et précise, d’un coup d’un seul je peux perdre le moral et tu peux même parfois voir une larme glisser sur ma joue, sans trop qu’on sache comment elle est soudainement arrivée là. Comme là par exemple, j’étais tranquillou chez moi dans mon canapé en train de regarder Mean Girls, tu sais ce film génial avec Lindsay Lohan sur la popularité au lycée… donc j’étais devant le film, en train de rigoler, et sans raison quelques minutes avant la fin, j’ai perdu ma bonne humeur. Brutalement, je suis passé de rire à déprime, mais genre complètement, et quand ça arrive en général je me remet à penser à des trucs négatifs. Genre là, j’ai pensé à un bilan de ma vie en 2011. Et y’a bien des choses que j’aimerais améliorer pour l’année prochaine.

En 2011, j’ai doublé mon nombre de partenaires sexuels de toute ma vie jusqu’à 2010. En 2011 j’ai couché avec presque 4 fois plus de garçons différents qu’en 2010. Parmi eux, deux relations que je considère comme « sérieuses », deux garçons qui m’ont largué. Et donc à deux reprises dans l’année grosse remise en question de moi-même. En juillet, j’écrivais que quelque chose a été cassé en moi. Il y a deux semaines, je me demandais si j’étais réparé. Finalement je pense que c’est comme quand tu casses un vase en céramique. Tu ramasses autant de morceaux que tu peux, tu les recolles ensemble, et tu arrives à réparer ton vase, il est étanche quand tu remets de l’eau dedans pour y remettre des fleurs, mais pourtant on voit toujours les fissures, et y’a quand même des tout petits bouts qui manquent, tu sais, ceux qui étaient trop petits pour les recoller et pour lesquels tu as préféré passer l’aspirateur pour pas risquer de t’ouvrir le pied dessus et qui sont donc perdus à tout jamais. Donc voilà, en 2011, j’ai perdu à jamais une part de moi. Je pense que c’était une part de mon insouciance, je ne suis plus persuadé que je finirai par être heureux. Je me demande si un jour je trouverai vraiment l’homme de ma vie ou si ma vie sentimentale ne sera que succession d’histoires plus ou moins réussies, plus ou moins longues, avec des périodes de vide et de déprime et des câlins d’une nuit entre deux. Et si l’homme de ma vie je l’avais raté ? Peut-être était-ce l’un de cette année, que j’aurais loupé parce que ce n’était juste pas le bon moment, pour lui, pour moi, pour nous, pour d’autres raisons.

Je disais la dernière fois que je pouvais à nouveau m’envisager dans une relation, mais pourtant en ai-je vraiment envie ? Avant la stabilité sentimentale, j’aimerais autant une vraie stabilité financière. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, même dans une ville aussi belle et romantique que Paris, on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche. Être en couple, ça coûte cher, à moins de ne faire que des soirées à la maison en mangeant des pâtes. Et ça, c’est déprimant. Alors je voudrais gagner assez d’argent pour pouvoir avoir plus que quelques euros qui me rapporteront 20 centimes d’intérêts sur mon Livret A à la fin de l’année. Je voudrais pouvoir arrêter de frôler la limite de mon découvert autorisé parce que j’ai eu deux cadeaux d’anniversaires à acheter ce mois-ci ou besoin de racheter des chaussures ce mois-là. On me dira que j’ai qu’à limiter mes sorties, mais non, je veux pouvoir vivre sans déprimer tous les soirs devant ma télé. Alors oui, il faudrait que je change de job pour en trouver un mieux payé. C’est sûr que je suis bien en dessous du salaire moyen pour mon profil dans mon secteur d’activité, mais j’aime bien ma boîte, j’aime bien mon job avec sa diversité d’activités, et puis même si la paie n’a pas augmenté d’autant, j’ai plaisir à voir la société croître et à voir mon équipe s’agrandir : nous finissons cette année à 7 personnes dans mon équipe, alors que j’étais seul à l’ouverture du bureau parisien il y a 2 ans et demi. Alors oui, c’est sûr, j’ai un CDI, et en ce moment, il vaudrait mieux m’y accrocher. Mais la satisfaction de participer à la croissance de l’entreprise, ça ne suffit pas… J’ai besoin de manger, de boire, de sortir, de me divertir, de pouvoir envisager un jour un achat immobilier…

Alors comme je sais que ce n’est pas dans les prochaines 49 heures et demie à venir que ça va se passer, j’aimerais juste qu’en 2012 je trouve un garçon sérieux qui m’aimera malgré mes fissures et mes pièces manquantes, qu’il puisse m’apporter la motivation à changer de boulot si je n’ai pas assez rapidement une grosse augmentation. Ou alors, que je réussisse par moi-même à trouver ce nouveau job et qu’une fois le problème de la stabilité financière réglé, je puisse alors pleinement profiter et trouver le garçon qu’il me faut.

En attendant, je mange des chips de maïs et termine la bouteille de vin rouge ouverte à Noël avant qu’il ne s’oxyde trop, en écoutant Alex Beaupain.

#613 Le syndrome du poisson rouge

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Vous vous souvenez tous sûrement de cette publicité pour Ikea :

Eh bien je souffre depuis plus d’une semaine du syndrome du poisson rouge au boulot. J’ai beau prendre toutes les notes que je veux entre mon notebook, le whiteboard, ma statussheet, rien n’y fait… Toutes les 5 minutes je ne sais plus qu’est-ce qu’il faut faire et dans quel ordre. Ainsi je redemande constamment à mes fourmis qu’est-ce qu’elles sont en train de faire, ou si elles sont sur de la traduction ou la relecture, même si je leur ai filé le boulot à peine dix minutes plus tôt. Et impossible également de me souvenir de qui fait quoi pour quand parmi les ressources freelance, alors que j’ai revérifié une heure plus tôt quels étaient les projets que je devais recevoir sous peu…
Du coup je perds un temps énorme à relire 12 fois par heure ma statussheet, à vérifier sans cesse que j’y ai bien reporté tous les projets en cours, et tout ça… et je me retrouve au bout avec une tonne de tâches à faire en même temps, ce qui me perturbe encore plus, n’arrivant plus à raisonner correctement pour déterminer ce qu’il faudrait que je fasse en premier.

Mais le plus embêtant dans tout ça c’est aussi quand j’oublie que ma stagiaire m’a préparé et servi du café, et que je vais toujours retrouver ma tasse en déplaçant mon regard latéralement et m’écrier « Oh du café, c’est vrai ! » avant de porter la tasse à la bouche, mais trop tard, le café est froid et imbuvable…

Heureusement, dans 9 jours c’est les vacances, je vais pouvoir reprendre mes esprits et j’espère retrouver en septembre le plaisir de boire mon café chaud :)

#587 Nouvelle vie sous un ciel familier

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Le 5 avril dernier, je quittai ma belle capitale bretonne faute d’y avoir trouvé un emploi me permettant de conserver le super appartement à Beauregard, et n’ayant plus personne pour m’y retenir.

Ce que j’avais craint le plus lorsque j’avais fait, pour lui, le choix de rester à Rennes après mon stage à Dublin, c’était la possibilité d’un coup de déprime à cause de l’absence désormais de la quasi-majorité de mes amis. Et ça n’a pas manqué, alors que le chômage se faisait réel, et que les choses se dégradaient petit à petit dans notre couple, il m’a fallu recommencer à consommer certaines substances pour tenir le coup…

Et finalement, une fois célibataire et toujours chercheur d’emploi, j’ai fini par rentrer chez les parents pour une durée indéterminée, non sans avoir d’abord récupéré des pistes de job entre deux verres de Champagne au cours d’une soirée avec la promo de M2 de cette année.

Cette dernière soirée qui me rappelait la bonne époque de la vie d’étudiant insouciant fut donc la bonne, puisque après envoi de mes candidatures, une des boites a répondu rapidement, puis d’entretien en entretien, j’ai finalement obtenu un job dans la capitale des jeunes actifs bretons.

Ainsi, je vais pouvoir retrouver tous mes amis expatriés en ces terres pas trop hostiles, et je vais avoir le bonheur de colocater avec le sexy mais néanmoins adorable Nykmer Oren.

Moi qui ait toujours été d’un esprit très urbain, je ne peux que m’impatienter que commence cette nouvelle vie…

#577 Pendant ce temps, à Rennes…

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Pendant que la crise continue, que le capitalisme incontrôlé mène à la fin du monde, qu’Obama continue de sauver ledit monde chaque jour depuis son investiture, que Sarko projette ses mesures inefficaces, que la Gouadeloupe est paralysée, ou que des prisonniers s’évadent et disparaissent dans la nature, que se passe-t-il dans ma vie à moi, simple Rennais ?

⋅ Côté boulot, c’est pas encore ça… Comme beaucoup j’attends que le statut d’auto-entrepreneur s’ouvre aux professions libérales. Parait que ça doit se faire cette semaine… Et alors je pourrai faire des jolies factures pour mes clients… Si j’arrive à en avoir quelques-uns…

⋅ Côté perso, ça n’allait plus très bien depuis qu’on avait emménagé ensemble en décembre, me voilà officiellement célibataire… Sans lui qui me retient, j’envisage d’éventuellement quitter Rennes… peut-être pour me rapprocher de mes amis qui sont presque exclusivement sur Paris? Encore faut-il que ce soit jouable financièrement, et c’est pas gagné  (voir § précédent).

⋅ Côté geek, j’ai migré Harken sous Debian. Alors qu’à l’origine je voulais attendre de m’être acheté un nouveau disque dur pour mon /home, j’ai finalement passé le cap sans changer ma config (de toute façon, j’ai simplement pas les moyens d’acheter un nouveau DD).  L’installation depuis le CD pour une net-install n’est pas plus compliquée que celle d’une Ubuntu. Plus amusant, une fois que j’ai eu une belle Lenny toute propre d’installée, m’a pris l’envie d’installer PulseAudio (très critiqué par beaucoup, mais qui marche presque parfaitement chez moi, juste de temps en temps des bugs pour balancer le son de Lemon sur Harken, mais en général ça marche) et quelques morceaux de Gnome 2.24, notamment Nautilus parce que quand on s’est habitué aux onglets, dur de s’en passer… Me voilà donc à avoir joué avec les dépots de Sid et même Experimental pour mettre VLC 0.9… Mais en faisant attention à ce que je fais, j’ai encore rien cassé… Au final je pense que je vais rester sur une Squeeze une fois que tous les trucs qui étaient bloqués dans Sid ou Experimental seront passés dedans maintenant que Lenny est sortie…

Et sinon, j’ai faim… Je vais me nourrir, fin de cet article ∎