Hier c’était mon 27e anniversaire.
Je n’ai pas aimé qu’on me le souhaite joyeux ou qu’on me souhaite plein de bonnes choses. J’ai toutefois remercié ceux qui me l’ont souhaité, parce qu’ils y ont pensé alors même que j’avais supprimé ma date d’anniv de mes différents profils en ligne. J’ai aimé savoir que des gens ont pensé un peu à moi à un moment de la journée. Mais je n’ai pas aimé la journée.
En fait j’ai aimé un moment de la journée. Celui que j’ai passé seul quand je suis sorti du boulot. Sur un coup de tête j’ai décidé de rester dans le RER A jusqu’à Disneyland. Je suis arrivé juste au moment de la parade, et de suite, la musique m’a mis de bonne humeur.
Profiter du parc un soir de semaine, ne pas faire la queue plus de 5 minutes pour aller hurler comme un fou dans Space Mountain ou Big Thunder Mountain. Et alors que j’errais seul, sous la pluie, dans Fantasyland, j’ai retrouvé une lueur d’espoir en moi. Peut-être que tout n’est pas foutu, je peux peut-être encore être réparé.
Parce que oui, je suis cassé. Il m’a cassé. Il n’a pas brisé mon cœur mais il m’a cassé moi. Cette rupture il y a une semaine m’a affecté plus que je n’aurais pensé. Le choc de l’annonce surprise au moment où je m’y attendais le moins, alors que j’étais justement en train de baisser ma garde, et quelque chose en moi a cassé. Je ne sais pas quoi, mais je sais que je ne suis pas moi-même depuis une semaine. Et je ne fonctionne absolument pas normalement. Vous en connaissez beaucoup vous des gens qui réalisent leur rêve d’enfant d’anniversaire à Disneyland en y allant seul après le boulot? Et qui apprécient d’avoir pour dîner d’anniv un menu best-of mangé en tête à tête avec la télé?
Ah, et sinon je me suis quand même allumé une bougie pour le symbole :
Alors me voilà : Yod’ah, 27 ans, célibataire et cassé. Si tu penses pouvoir me réparer tu as le droit de laisser un commentaire.
Quand j’étais petit, comme pour la plupart des enfants, j’étais pas vraiment capable de faire la distinction d’âge entre une personne de 20 ans et une de 30 ans. Pour un gamin, une grande personne c’est une grande personne. Cette perception des tranches d’âge a évolué en grandissant, et je suis en général à peu près capable d’estimer l’age d’une personne à 5 ans près en moyenne. Sauf justement dans cette tranche entre 20 et 30 ans. Je pourrais donner à peine une jeune vingtaine à un-e trentenaire et vice-versa, surestimer l’âge d’une personne toute jeune (sans parler des cas qui ne savent pas s’habiller et paraissent de fait 10 ans de plus).
Et alors que je viens tout juste de passer du côté où je suis plus près des 30 ans que des 20, je me demande si je serais capable d’estimer mon propre âge si je me rencontrais comme ça sans me connaître (si y’en a qui suivent pas, c’est normal). Suis-je un adulte certifié conforme pour mon âge ?
J’espère que pas. Être une grande personne, un adulte responsable métro-boulot-dodo-impôts, c’est triste et je refuse de finir comme ça. Je veux rester en partie jeune et insouciant. Je veux continuer à aller au boulot en jean/Vans/ticheurte quand je veux, et mettre un costume le vendredi si je veux! Je veux continuer à me coucher à pas d’heure ou pas du tout et être encore capable de tenir une pleine journée de boulot avec seulement 2 RedBulls. Je veux qu’on continue à m’offrir des DVD Disney pour mon anniversaire pour compléter ma collection des grands classiques. Je veux continuer à demander des frites avec du ketchup pour accompagner ma viande au restau au lieu de prendre le gratindauphinoisàlacourgettesurlitdepurée avec une sauce au chevrefeuillepoivrevertdesindes. Je veux continuer à jouer aux montagnes russes en me mettant tout à l’avant de la rame sur la ligne 14.
Je veux pas rester un enfant, je veux juste rester un grand nenfant qui mange des Kinder Maxi tout en travaillant sérieusement sur une traduction de logiciel de statistique.
Alors quoi qu’il en soit, je resterai sexy, beau, jeune et breton qui sent la pluie l’océan et les crêpes au citron pour toujours. C’est décidé, point ! Quoi qu’en disent le nombre de bougies sur un gâteau ou un numéro de sécu en 1 84, parce que l’âge qu’on a, c’est pas l’âge qu’on nous donne, mais l’âge qu’on veut bien se donner !
Aujourd’hui (enfin hier), comme beaucoup le savent déjà, c’était mon anniversaire.
La journée a commencé avec les textos me souhaitant un bon anniversaire dès minuit 30, et 7h30 ce matin. J’aurais voulu dormir, mais ça fait toujours plaisir qu’on pense à moi, donc je n’en veux pas aux empécheur de dormir…
Ce matin, dernière journée de stage au CRAIE. Nos seules directives pour la journée : éteindre les PC. Bref, autant dire qu’on y est allé à 10h et quart, qu’on a pris une méga pause à glander dehors jusqu’à 11h avant d’aller faire un peu de rangement et de couper les alims des ordis… Ca fait un peu bizare de quitter l’endroit qu’on s’était plus ou moins approprié ces 2 derniers mois… Mais on y revient dès le 11 septembre puisque nous sommes responsables de la mise à niveau informatique des étudiants arrivants…
À midi, je suis allé au Virgin Megastore avec Sam. Ca faisait super longtemps que j’y étais pas allé. Quand j’ai vu le prix des CD et des DVD, je me suis rappelé pourquoi. Un simple exemple : le CD Bloom de Sarah McLachlan est à 21,95 euros, alors qu’on le trouve à 9,90 sur l’iTMS. Les vendeurs de musique comprendront-ils un jour que c’est pas parce que c’est dans un bout de plastique qu’on va accepter de payer 10 euros de plus ?
L’après midi, j’ai regardé le 4ème épisode de Kyle XY. C’est pas la série d siècle, mais c’est sympa comme série, pas prise de tête, ça se comprend facilement… Et puis y’a Nicholas Lea, toujours aussi mystérieux et sexy qu’en Krycek…
Sinon ce soir, Laeti m’a invité au resto, à « Un amour de pomme de terre », place Rallier du Baty. On a très bien mangé. Une grosse assiette de fromage chacun. Super copieuse… Et puis on a pas mal parlé, d’elle, de moi, de nos amours… Le genre de discussion qu’on a plus en temps normal. Ca fait du bien de voir qu’on peut toujours se parler de tout.
Bref, au final, une très bonne journée d’anniversaire sans aucun point noir, comme j’en ai pas eu tant que ça…