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#632 Humeur en vrac ou le bilan 2011

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Des fois comme ça j’ai des chutes de moral. Genre brutales. Tu vois, je suis de bonne humeur, je vais bien, et d’un coup d’un seul, paf ! La chute du moral. Souvent sans raison claire et précise, d’un coup d’un seul je peux perdre le moral et tu peux même parfois voir une larme glisser sur ma joue, sans trop qu’on sache comment elle est soudainement arrivée là. Comme là par exemple, j’étais tranquillou chez moi dans mon canapé en train de regarder Mean Girls, tu sais ce film génial avec Lindsay Lohan sur la popularité au lycée… donc j’étais devant le film, en train de rigoler, et sans raison quelques minutes avant la fin, j’ai perdu ma bonne humeur. Brutalement, je suis passé de rire à déprime, mais genre complètement, et quand ça arrive en général je me remet à penser à des trucs négatifs. Genre là, j’ai pensé à un bilan de ma vie en 2011. Et y’a bien des choses que j’aimerais améliorer pour l’année prochaine.

En 2011, j’ai doublé mon nombre de partenaires sexuels de toute ma vie jusqu’à 2010. En 2011 j’ai couché avec presque 4 fois plus de garçons différents qu’en 2010. Parmi eux, deux relations que je considère comme « sérieuses », deux garçons qui m’ont largué. Et donc à deux reprises dans l’année grosse remise en question de moi-même. En juillet, j’écrivais que quelque chose a été cassé en moi. Il y a deux semaines, je me demandais si j’étais réparé. Finalement je pense que c’est comme quand tu casses un vase en céramique. Tu ramasses autant de morceaux que tu peux, tu les recolles ensemble, et tu arrives à réparer ton vase, il est étanche quand tu remets de l’eau dedans pour y remettre des fleurs, mais pourtant on voit toujours les fissures, et y’a quand même des tout petits bouts qui manquent, tu sais, ceux qui étaient trop petits pour les recoller et pour lesquels tu as préféré passer l’aspirateur pour pas risquer de t’ouvrir le pied dessus et qui sont donc perdus à tout jamais. Donc voilà, en 2011, j’ai perdu à jamais une part de moi. Je pense que c’était une part de mon insouciance, je ne suis plus persuadé que je finirai par être heureux. Je me demande si un jour je trouverai vraiment l’homme de ma vie ou si ma vie sentimentale ne sera que succession d’histoires plus ou moins réussies, plus ou moins longues, avec des périodes de vide et de déprime et des câlins d’une nuit entre deux. Et si l’homme de ma vie je l’avais raté ? Peut-être était-ce l’un de cette année, que j’aurais loupé parce que ce n’était juste pas le bon moment, pour lui, pour moi, pour nous, pour d’autres raisons.

Je disais la dernière fois que je pouvais à nouveau m’envisager dans une relation, mais pourtant en ai-je vraiment envie ? Avant la stabilité sentimentale, j’aimerais autant une vraie stabilité financière. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, même dans une ville aussi belle et romantique que Paris, on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche. Être en couple, ça coûte cher, à moins de ne faire que des soirées à la maison en mangeant des pâtes. Et ça, c’est déprimant. Alors je voudrais gagner assez d’argent pour pouvoir avoir plus que quelques euros qui me rapporteront 20 centimes d’intérêts sur mon Livret A à la fin de l’année. Je voudrais pouvoir arrêter de frôler la limite de mon découvert autorisé parce que j’ai eu deux cadeaux d’anniversaires à acheter ce mois-ci ou besoin de racheter des chaussures ce mois-là. On me dira que j’ai qu’à limiter mes sorties, mais non, je veux pouvoir vivre sans déprimer tous les soirs devant ma télé. Alors oui, il faudrait que je change de job pour en trouver un mieux payé. C’est sûr que je suis bien en dessous du salaire moyen pour mon profil dans mon secteur d’activité, mais j’aime bien ma boîte, j’aime bien mon job avec sa diversité d’activités, et puis même si la paie n’a pas augmenté d’autant, j’ai plaisir à voir la société croître et à voir mon équipe s’agrandir : nous finissons cette année à 7 personnes dans mon équipe, alors que j’étais seul à l’ouverture du bureau parisien il y a 2 ans et demi. Alors oui, c’est sûr, j’ai un CDI, et en ce moment, il vaudrait mieux m’y accrocher. Mais la satisfaction de participer à la croissance de l’entreprise, ça ne suffit pas… J’ai besoin de manger, de boire, de sortir, de me divertir, de pouvoir envisager un jour un achat immobilier…

Alors comme je sais que ce n’est pas dans les prochaines 49 heures et demie à venir que ça va se passer, j’aimerais juste qu’en 2012 je trouve un garçon sérieux qui m’aimera malgré mes fissures et mes pièces manquantes, qu’il puisse m’apporter la motivation à changer de boulot si je n’ai pas assez rapidement une grosse augmentation. Ou alors, que je réussisse par moi-même à trouver ce nouveau job et qu’une fois le problème de la stabilité financière réglé, je puisse alors pleinement profiter et trouver le garçon qu’il me faut.

En attendant, je mange des chips de maïs et termine la bouteille de vin rouge ouverte à Noël avant qu’il ne s’oxyde trop, en écoutant Alex Beaupain.

#629 Je m’en fous, je mange du figatelli

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Noël approche, et avec lui vient aussi l’hiver. Et l’hiver il fait froid. On fait quoi quand il fait froid ? Ceux qui sont chanceux, qui sont en couple, ils vont se réchauffer en faisant des petits trucs de couple, comme se blottir l’un contre l’autre sous un plaid devant la télé qui commence à diffuser les habituels téléfilms avec des gens qui sont habituellement de gros cons finissent par être emportés par la magie de Noël et deviennent tout mielleux et sauvent les petits enfants de la famine en Sibérie grâce à un chocolat chaud. Les gens en couple, ils ont aussi de la chance, parce qu’ils ne sont pas obligés de faire un beau cadeau de Noël à EDF en montant le chauffage pour ne pas avoir froid la nuit. Parce que les gens en couple, ils dorment ensemble, donc forcément il fait plus facilement chaud dans leur lit et leur chambre.

Et moi, je dors tout seul dans mon grand lit tout froid, avec mes peluches. Une peluche c’est tout doux, une peluche ça ne te fait pas souffrir, mais une peluche, ça réchauffe pas comme un gentil garçon contre qui se coller pour se réchauffer quand tu te réveille après un vilain rêve en plein milieu de la nuit. Et depuis plusieurs semaines, je dors plutôt mal. À nouveau. En fait il n’y a eu que de trop rares nuits où j’ai bien dormi, et c’était celles passées avec un adorable garçon que je réhéberge quand il veut. Enfin quand il veut, jusqu’à ce que je trouve un garçon avec qui pourrait se construire un couple.

Je sais pas si c’est l’hiver, mais je commence à me refaire à l’idée que je pourrais accepter d’être en couple. Peut-être juste que suffisamment de temps s’est écoulé depuis mon dernier échec relationnel ? Peut-être que la colle a fini de sécher et que je suis enfin réparé ? Ou peut-être est-ce l’anniversaire de ma rencontre avec le garçon à la brosse à dent ? Même si ça fait plus de 10 mois que notre histoire s’est terminée, je pense toujours parfois à lui, comme ça, une minute ou deux, puis il ressort de mes pensées aussi vite qu’il y était arrivé.

Mais enfin envie d’être en couple ou non, le problème reste toujours que je vais dormir seul ce soir. En même temps, il vaut peut-être mieux, parce que hier soir j’ai fait le marché de Noël. Au programme un petit vin chaud qui réchauffe bien et après m’être laissé convaincre d’acheter un fuet catalan à 5 euros juste parce que le vendeur était sacrément charmant, j’ai trouvé ce que je voulais voir, le stand au même endroit que l’an dernier, les spécialités corses. Et si j’ai été sage en n’achetant pas de ces bons fromages qui seraient partis bien trop vite, j’ai jeté mon dévolu sur la charcuterie. Alors ce soir, comme je dors seul, je peux bien puer de la gueule. Ce soir mon repas c’était du pain et du figatelli.

#627 27, Single and Broken

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Hier c’était mon 27e anniversaire.
Je n’ai pas aimé qu’on me le souhaite joyeux ou qu’on me souhaite plein de bonnes choses. J’ai toutefois remercié ceux qui me l’ont souhaité, parce qu’ils y ont pensé alors même que j’avais supprimé ma date d’anniv de mes différents profils en ligne. J’ai aimé savoir que des gens ont pensé un peu à moi à un moment de la journée. Mais je n’ai pas aimé la journée.
En fait j’ai aimé un moment de la journée. Celui que j’ai passé seul quand je suis sorti du boulot. Sur un coup de tête j’ai décidé de rester dans le RER A jusqu’à Disneyland. Je suis arrivé juste au moment de la parade, et de suite, la musique m’a mis de bonne humeur.

Profiter du parc un soir de semaine, ne pas faire la queue plus de 5 minutes pour aller hurler comme un fou dans Space Mountain ou Big Thunder Mountain. Et alors que j’errais seul, sous la pluie, dans Fantasyland, j’ai retrouvé une lueur d’espoir en moi. Peut-être que tout n’est pas foutu, je peux peut-être encore être réparé.

Parce que oui, je suis cassé. Il m’a cassé. Il n’a pas brisé mon cœur mais il m’a cassé moi. Cette rupture il y a une semaine m’a affecté plus que je n’aurais pensé. Le choc de l’annonce surprise au moment où je m’y attendais le moins, alors que j’étais justement en train de baisser ma garde, et quelque chose en moi a cassé. Je ne sais pas quoi, mais je sais que je ne suis pas moi-même depuis une semaine. Et je ne fonctionne absolument pas normalement. Vous en connaissez beaucoup vous des gens qui réalisent leur rêve d’enfant d’anniversaire à Disneyland en y allant seul après le boulot? Et qui apprécient d’avoir pour dîner d’anniv un menu best-of mangé en tête à tête avec la télé?

Ah, et sinon je me suis quand même allumé une bougie pour le symbole :

Alors me voilà : Yod’ah, 27 ans, célibataire et cassé. Si tu penses pouvoir me réparer tu as le droit de laisser un commentaire.

#625 L & J

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Il était une fois L, un garçon romantique, grand gamin qui croit encore au prince charmant et l’attend toujours. L n’est pas très à l’aise avec les gens, il est très réservé et c’est un grand timide. Il a ses amis qu’il voit régulièrement et a toujours un peu peur quand il doit rencontrer de nouvelles personnes. Pourtant il voudrait profiter de vivre dans la capitale pour en faire, des nouvelles rencontres. Mais bloqué par sa timidité, ses sorties se limitent aux personnes qu’il connaît déjà. Et forcément, c’est pas en ne voyant tout le temps que les mêmes personnes que ça va lui faciliter la rencontre de l’homme de sa vie. Et bien sûr, L ne pourra jamais prendre l’initiative pour essayer de forcer des rencontres avec de nouvelles personnes sans l’intervention d’une tierce personne.

Heureusement, L a un colocataire qui essaie de le sortir un minimum. C’est ainsi que L se retrouve un printemps à rencontrer C, un autre pédéblogueur de la grande époque de jadis. Et alors qu’il l’ignore encore, ce moment marque un premier pas vers la rencontre qui allait arriver quelques mois plus tard entre L et J. Mais revenons à nos moutons. Après la première rencontre, L sera invité par C à quelques autres événements dans l’été où il rencontrera d’autres garçons dont certains pourraient bien avoir un profil de prince charmant… s’il n’étaient pas déjà casés, ou bien simplement s’il ne les faisait pas fuir en courant…

Le problème de L c’est qu’il a une vision tellement Disneyienne du couple qu’il ne peut pas tenter quoi que ce soit avec un garçon avant de s’être assuré au préalable d’une compatibilité minimale pour l’avenir. Hors de question pour L de sortir avec n’importe qui, encore moins de faire du sexe avec le premier inconnu rencontré en soirée. Pour le sexe, il lui faut des sentiments, ou un semblant de sentiments. Pas étonnant que L soit resté chaste pendant si longtemps après sa dernière relation sérieuse. Il avait bien essayé quelques mois après son arrivée à Paris avec ce garçon qui lui plaisait depuis longtemps, et qui aurait fait un bon boyfriend-material, mais ce fut pour mieux se faire rembarrer le lendemain matin. Alors L a repris ses principes de vouloir du sexe seulement avec des vrai sentiments, dans une relation sérieuse ; il lui faut donc trouver un garçon correspondant à ses critères qui aurait tout le potentiel d’être l’homme de sa vie. Mission impossible donc.

Heureusement, après quelques échecs à faire peur aux garçons qu’il avait pu rencontrer et qui lui plaisir, L va finir par rencontrer J, et sa vie va alors changer. Parce que J c’est un peu un L qui aurait fait un énorme travail sur lui-même pour vaincre la timidité qui l’handicapait auparavant. J est donc beaucoup plus facilement apte à rencontrer de nouvelles personnes que L. Et J est aussi beaucoup plus réaliste que L sur les questions de l’amour et du sexe. Pour lui, un prince charmant ça ne s’attend pas sans rien faire, on peut profiter de son corps et se faire plaisir à essayer différents garçons en attendant que ce foutu prince arrive. J aurait pu causer un sacré choc dans la vie de L, mais heureusement il n’y est entré que que très progressivement.
C’est ainsi qu’en écoutant J, L s’est retrouvé à ramener de façon impromptue chez lui un garçon pour le sucer après un apéro un peu étendu. Et très peu de temps après, L a accepté l’idée de J de « prendre un verre » avec un autre garçon quasiment inconnu hormis quelques brefs échanges en ligne, étant clairement établi pour L que le verre n’était que pretexte à aller baiser après. Le garçon en question (nommons le D) étant ensuite devenu un plan régulier de L & J. Car L et J sont devenus inséparables et font tout ensemble. L a bien essayé de prendre du recul et de se retrouver seul, surtout dans sa relation avec A. Relation dans laquelle il s’était retrouvé, malgré lui, à tomber amoureux de A. Pourtant cette histoire n’avait commencé que dans l’objectif de J d’avoir quelqu’un dans son lit pour la dernière nuit de l’année. Il avait alors suivi A dans les toilettes du bar dans le but de le ramener dans son lit. Et c’est finalement L qui s’est retrouvé dans une relation qui commençait à devenir sérieuse et qui commençait à tomber amoureux de A. J s’était alors temporairement éloigné mais il réapparut à peine la relation terminée, malgré la tentative de L de rester un peu seul sans lui.

Et quand J est revenu, il n’a pas fait dans la dentelle. Ça commence par repasser une nuit avec D, puis une autre nuit avec le garçon avec qui il avait trompé son copain quelques années auparavant. Il poursuit en dérapant avec le meilleur ami de L au réveil après une soirée un peu arrosée où il était resté dormir. Puis il rencontre un mec de Grindr, genre L, qui ne supporte pas le concept de supermarché à viande des sites de rencontre, laisse J y chasser pour lui. Et ce ne fut pas la seule histoire sans lendemain.

Au final, L ,qui était encore si sage il y a à peine 6 mois, est devenu quelque chose qu’il n’aurait pas pu imaginer à l’époque. Voici désormais que L peut sexer avec des garçons à peine rencontrés sans avoir échangé plus de 10 mots. Car L est J, J est moi, je suis L, J est L, L est moi, je suis J. Nous sommes deux facettes de ma personnalité aux objectifs si différents, mais nous vivons ensemble pour pour l’instant, même si L a du mal à me reconnaître, je le vis plutôt pas si mal. Bon, certes j’ai encore besoin de temps en temps de ne voir personne pendant une petite période pour me recentrer sur nous-mêmes, mais globalement, je nous trouve en bonne évolution.

#624 Cinq semaines, Une brosse à dents…

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Refuser l’éventualité, et se retrouver une semaine plus tard à laisser une brosse à dents chez lui, comme le signe qu’il pourrait y avoir quelque chose de vrai après ce début presque grotesque…
Se faire rendre cette même brosse à dents dans un café cinq semaines après, symbole que les espoirs ne reposaient en fait sur pas grand chose…
Se dire qu’un mois et demi auparavant, on avait raison… Était-ce une perte de temps ? Une erreur ? Certainement pas. Juste une expérience à ne pas regretter, qui permet toujours d’en apprendre un peu plus sur soi-même…

Que ce sois clair, je ne t’en veux pas, je te souhaite juste de trouver celui qui te fera te sentir comme tu m’as fait me sentir et avec qui ce sera réciproque.

#621 Réévaluation des priorités

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Il y a 6 semaines, j’écrivais qu’il me manquait un homme dans ma vie. Je me pensais prêt à m’envisager dans une relation de couple. Entre temps je me suis un peu tourné et retourné les méninges et j’ai réalisé qu’en fait, non. Je ne me sens pas encore dans une situation psychologique assez stable pour me lancer dans un couple. Je ne dis pas que si ça devait m’arriver dessus je renierais l’occasion, mais juste que je vais pas aller à la chasse au prince charmant.
Pour l’instant j’ai trouvé d’autres moyens de combler le manque affectif dont je souffrais, et je préfère me concentrer sur ce travail sur moi même de lutte contre ma timidité. Que ce soit en racontant n’importe quelle sleuterie sur Twitter ou en me rendant à des soirées ou événements tels que les Tweetapéros. Des choses comme ça je n’aurais jamais pu les faire quand je suis arrivé à Paris. Il faut croire que cette ville me réussit.
Alors pour l’instant cette progression sur mon comportement se développe surtout dans la sphère privée mais j’espère bien qu’elle pourra avoir rapidement de bonnes conséquences dans la sphère professionnelle. Parce que je commence à m’ennuyer un peu dans mon boulot. J’attends le début de l’année prochaine pour dresser un bilan au bout de 18 mois dans cette boite. Globalement je m’y plais, mais le boulot m’intéressait plus au début, je dois discuter dans 2 mois avec mon boss de réévaluer mon contrat avec plus de fonctions et de responsabilités qui pourraient peut-être repimenter un peu le jeu. Me donner de nouvelles cibles à atteindre serait une bonne chose. Et surtout j’attends la réévaluation salariale qui va avec, parce que j’en ai un peu marre de finir chaque mois sans avoir pu épargner un euro.
Et si j’arrive à avoir un job de nouveau plein de défis et qui devient plus viable financièrement, ce sera une première étape de l’équilibre que je cherche à atteindre. La stabilité financière sera un poids en moins et il me sera alors plus facile de retrouver une bonne stabilité psychologique pour éventuellement me considérer vraiment prêt à envisager le couple. Restera alors à trouver le bon, mais pour l’instant, c’est bien devenu la dernière de mes priorités.
En attendant janvier, je profite donc de ce qui se présente et je continue de rencontrer des gens sympas et agréables à connaitre :)

#619 I’m back, Baby!

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Et voilà ! Après deux semaines d’interruption des services, le blog est de retour en ligne.

Deux semaines d’arrêt en raison d’un hacking de mon hébergement pour y installer des pages de phishing pay.pal. Pas mal de difficultés à trouver la faille précise qui a permis ce hacking mais j’ai réussi à trouver le problème à force d’analyse des logs, puis il a fallu quelques jours pour que je trouve le temps de réinstaller et reconfigurer le blog en partant d’anciennes sauvegardes.
Remarque : il est encore possible que des soucis apparaissent pendant 24 à 48 heures, le temps que la nouvelle modification des DNS soit propagée correctement.

Deux semaines où en parallèle pas mal de choses se sont chamboulées dans ma tête. J’ai décidé de reprendre en main ma vie sociale, affective et, tant qu’à faire, sexuelle. J’ai décidé d’essayer de moins me prendre la tête sur ces points là. Je veux essayer de voir plus souvent des gens différents, de rencontrer régulièrement de nouvelles personnes, et puis que si un mec me plait, ne pas attendre d’estimer qu’il est l’homme de ma vie pour coucher.
Je ne dis pas que je veux baiser à tout bout de chant mais que si l’occasion se présente et qu’il respecte au moins certains critères qui pourraient me le faire envisager comme boyfriend material, je vais pas me retenir.

Et puis aussi je me lâche complètement ailleurs. Alors que je reste malgré tout sage en réalité, je fais ma chaudasse sur Twitter, et je réponds sans tabou sur Formspring. Et pour célébrer la réactivation de mon pédéblog, je me suis lancé aujourd’hui dans une session photo pour devenir la première quinzaine de novembre du calendrier des pédéblogueurs.

En me comparant à il y a un mois, je me sens changé. Je ne sais pas exactement quel a été l’élément déclencheur de ce changement, mais j’aime ça !

#618 Y’a des jours avec et des jours sans

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Parce qu’il reste un seul truc qui manque dans ma vie, j’ai parfois des petites baisses de moral. C’est le cas ce soir.

Je suis en manque d’affection. J’ai des amis formidables, mais s’ils me permettent de combler partiellement ce manque d’affection, il reste toujours que c’est seul que je m’endors et seul que je me réveille tous les matins depuis plus d’un an et demi.
Je voudrais trouver ce garçon à resserrer contre moi quand je me réveille au milieu de la nuit, au lieu de serrer une de mes peluches. Je voudrais trouver celui qui me fais sourire bêtement dès que je le vois. Lui qui m’assisterait dans des tentatives culinaires hasardeuses. Je voudrais celui avec qui je pourrais rester seul des heures sans rien dire et sans que ce silence ne soit gênant. Celui tout simplement qui me ferais me sentir bien quand je serais avec lui.

Malheureusement les candidatures au poste d’homme de ma vie sont pour ainsi dire inexistantes. Il faut dire que c’est pas avec mon mode de vie que j’aurai beaucoup de chances de trouver les candidats. Ou alors quand j’en trouve, j’ai cette tendance à les faire s’enfuir en quatrième vitesse. Je suis un garçon qui fait peur.

Mais je reste persuadé que comme les princesses de chez Disney, je trouverai un jour moi aussi mon prince charmant d’une façon ou d’une autre… Et quand j’ai ces petits coups de déprime où je me dis que non, je ne trouverai pas et que je finirai seul, je repense que même si ça devait arriver, j’ai toujours mes amis qui seront là et je retrouve le sourire. Et je peux aller me coucher en me disant que demain peut-être sera le bon jour…

#617 De (re)trouver des amis bien à Paris

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Il y a 15 mois et 10 jours, je commençais ma vie de Parisien.
Non, je n’ai pas été le cliché du jeune homo qui monte à la capitale dans le but de commencer une toute nouvelle vie et espère trouver l’amour de sa vie et finit par une vie de débauche en enchainant les coups d’un soir sur rezog.
Non, j’ai cherché et trouvé du boulot à Paris et j’y suis venu aussi pour y retrouver des amis, l’éloignement de ceux-ci ayant grandement démoli mon moral à l’époque révolue où j’étais fraichement diplômé chômeur avec une histoire d’A d’un an et demi qui était sur les rotules et n’a point tardé à se finir…
Ainsi donc j’ai débarqué un beau matin (ou plutôt un bel après midi) de juin 2009 dans notre Ville Lumière pour poser mes affaire à mon nouveau chez moi chez mon colocadoré qui m’avait gardé la place qui se libérait dans son appart en attendant que j’ai une réponse définitive à mes entretiens d’embauche. Merci mille fois de m’avoir évité la recherche immobilière infernale.
Et depuis, j’ai multiplié les retrouvailles et rencontres de nouvelles personnes.

Il y a eu ma future épouse, qu’on s’était dit que « dans 35 ans si on est toujours célibataires on se mariera et on ira vieillir ensemble dans les Cévennes ». C’était il y a bientôt 8 ans, l’époque où on passait des nuits entières sur MSN à parler de tout et de riens mais surtout de nos désespoirs amoureux respectifs. On s’était plus ou moins éloignés, on se parlait peu mais on continuait de se revoir 2/3/4 fois par an. Puis mon arrivée à 2 stations de métro de chez elle nous a re-rapprochés et on a pris nos petites habitudes ciné, apéro, mangeage de pâtes, critique des champions du monde de connerie aux tables à côté quand on est au resto ou dans un bar… Et si nous sommes toujours célibataires d’ici là, le mariage est toujours prévu dans 27 ans, on a même déjà nos témoins :D

Il y a eu les retrouvailles de mes amis de fac. Certain-e-s que je connaissais depuis le début de la première année 6 ans plus tôt, d’autres depuis moins longtemps. Il y en a avec qui il y a eu des petites déceptions, avec d’autres un rapprochement d’amitié encore meilleure. Tout en restant finalement en bons termes avec chacun, l’important c’est que je sais sur qui je peux compter rapidement en cas de coup de barre moral, et avec qui je pourrai toujours passer un bon moment en planifiant 15 jours avant…

Il y a aussi des amis de lycée, de Rennes toujours, que je ne revois pas forcément souvent, mais que je sais que j’aurai plaisir à les revoir et vice versa, même si on ne s’est donné aucune nouvelle pendant plusieurs mois. Parce que c’est aussi ça les amis, un certain silence radio et un apéro où on se retrouve toujours aussi bien.

J’ai aussi testé la retrouvaille copainsdavant / facebook, la retrouvaille d’amis de lycée de Nîmes. Où parfois on s’aperçoit que finalement on a pas tant changé que ça mais en fait si, qu’on a pris des chemins qui ne nous laissent plus trop de choses en commun à part les souvenirs d’époque et qui font que même si on habite à 1,5km l’un de l’autre, aucun ne fera l’effort de recontacter l’autre après un apéro de retrouvaille et une uniqud soirée où on se retrouve invité presque par hasard. Où dans d’autres cas ça peut être quelqu’un qui gagne à être retrouvé. Ou je l’espère.

Et puis il y a aussi les nouvelles rencontres. Les rerencontres d’ami-e-s d’ami-e-s qu’on a déjà vu-e-s plusieurs fois à diverses soirées, mais dont on prend vraiment le temps d’apprendre à les connaitre plutôt que de parler de n’importe quoi en étant complètement bourré. Les rencontres de blogueurs/twitteurs, qui peuvent être de bonnes comme de mauvaises surprises ; il peut y avoir celui qui étale sa culture de bobo cinéphile de merde, tout comme il y a celui qui blogue sans prétention et sans chercher à faire de l’audience, il y a celui qui ne vaut pas mieux en vrai que ce qu’il laisse paraitre dans l’étalage élitiste de ses signes extérieurs de richesse et de son sentiment de supériorité, comme il y a celui qui est naturel et agréable à rencontrer. J’en ai rencontré plusieurs, il y en a que j’ai plaisir à revoir, d’autres que je reverrai volontiers si l’occasion se présente, et certains pour lesquels une fois a suffit.

Ainsi, Paris est cette ville où je commence ma vraie vie et ou se fait le tri dans mes amis…

#612 Y a-t’il un modèle à respecter pour être un bon pédé parisien?

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Après que je lui ai annoncé ma non-intention d’aller voir Dorothée à Bercy en décembre, mon cher coloc Nykmer Oren m’a traité de « mauvais pédé parisien ».
Cédric Darval de Bayen parle très bien de la diversité des homos masquée par l’image de la dinde du marais dans son article sur le concert de Dorothée.

Du coup, je me pose la question de savoir s’il faut ou non respecter au minimum un certain modèle quand on est homo à Paris. Mais qu’est-ce qui caractérise ce modèle ?

Les sorties culturelles ? Il paraît que les homos aimeraient l’art. En ce qui me concerne, je ne suis pas du genre à me faire une expo ou un musée chaque week-end. Ni chaque mois. En fait, mes sorties culturelles sont très occasionnelles. Je ne profite pas assez du fait d’avoir encore moins de 26 ans pour les tarifs réduits sur plein de choses. Je devrais.
On peut classer aussi les concerts dans la culture (si on peut appeler ça de la culture). Depuis presque un an que je vis à Paris, sont passées notamment Madonna et Britney. Je n’ai été voir ni l’une ni l’autre. De même, je n’irai pas voir Lady Gaga en mai. Je ne suis pas non plus allé voir Dorothée à l’Olympia. Je n’ai aucun regret à ne pas y avoir été. C’est grave ? (Par contre, je suis quand même allé voir Mylène au SdF en septembre dernier, Mylène je l’aimais que Britney venait à peine de quitter le Mickey Mouse Club.)
Une exception sur la culture, le cinéma. Je paie ma carte UGC, alors j’en profite. Entre 5 et 10/12 films par mois, selon les films à l’affiche.

Un autre élément important de la dinde marécageuse, c’est l’apparence. Là, je pense que je suis complètement à côté. Là où certains font réajuster leur cheveu toutes les 3 semaines chez leur copine du marais, moi je vais simplement chez Jean-Louis David ou Franck Provost entre le métro et chez moi, le premier qui peut me prendre sans RDV quand j’ai le temps, environ tous les 3 mois. Et si le cheveu est un élément clé de l’apparence, la tenue vestimentaire l’est tout autant. Pas question pour moi de dépenser 50 € dans un t-shirt ultra fashion que je mettrai que deux fois. Je m’habille chez Jules et à Celio. Du basique : des jeans, des t-shirts, parfois des chemises et des polos pour avoir des trucs présentables pour sortir.

Les sorties justement. J’ai déjà parlé des concerts, mais à part ça ? Le pédé parisien doit-il sortir dans les bars et boites gays avec ses amis dindes tous les vendredi et samedi soirs ? Siroter un cocktail à une terrasse hype du marais à l’apéro quand viennent les beaux jours ?
En ce qui me concerne, mes sorties (hors-ciné) c’est souvent avec mes ami-e-s, aussi bien hétéros que gays ou lesbiennes, et c’est plus souvent une pinte de bière ou un verre de vin rouge dans le 11ème ou 12ème. Et au lieu de clubber, c’est plus souvent nuit DVD avec pizza et Ben & Jerry’s.

Et la pizza et la glace, faut les éliminer. Il parait que le pédé parisien fait (semblant de faire) du sport en salle, genre Club Med Gym. Le truc qui ne m’attire pas du tout. Le sport pour moi c’est irrégulier, mais un peu plus souvent quand il fait beau. Un match de tennis de temps en temps, courir 30/45 minutes 2 ou 3 fois par semaine. Et simplement prendre les escaliers plutôt que les escalators dans le métro. Bref, pas de quoi me sculpter un corps d’adonis à aller exhiber en enlevant mon t-shirt moulant à 50 € en boîte le samedi soir pour choper un plan cul d’un soir.
(Ah oui, au fait, je ne fais pas dans le plan cul, et je ne couche pas sans envisager l’autre comme boyfriend-material.)

Me voilà donc bien loin de l’image du pédé parisien. Mais pour autant, suis-je un mauvais pédé ? Ou un mauvais parisien ?