Archives du Mardi 2 août 2011

#628 11 ans de téléphonie mobile

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[Remarque : je tiens à préciser que cet article n'est absolument pas sponsorisé par Bouygues Telecom]
[Remarque 2 : cet article a été écrit au cœur de la nuit, je repasserai plus tard pour vérifier l'orthographe.]

Mon tout premier téléphone portable, c’était en 2000. Ma mère était cliente depuis 2 ans chez Bouygues Telecom et, alors arrivée à la fin de son engagement, elle en profita pour changer de forfait, et par conséquent de téléphone.
Je récupérai alors pour moi-même son Nokia B415, appellation Bouygues du Nokia 5130, version 1800 MHz du très connu 5110. Souvenez-vous, le premier téléphone avec façade interchangeable et des heures de jeu sur Snake.

Je glissai dedans une carte SIM Bouygues Telecom me permettant d’accéder à leur formule prépayée, dénommée à l’époque Nomad. Et je n’ai depuis plus jamais acheté de Télécarte.

Déjà en ce temps lointain, et comme encore maintenant, j’avais peu d’utilisation vocale de mon portable. La majorité de mon crédit de communication que je rechargeais en moyenne de 75 Francs par mois partait en SMS à un Franc l’unité. Déjà à l’époque les opérateurs avaient compris que le SMS serait un très bon moyen de se faire un max de fric sur un truc qui ne leur coûtait rien…

Je suis resté en formule Nomad pendant longtemps, passant même pendant une période sur la version Spot que j’utilisais pour appeler ma sœur qui avait alors quitté les parents pour faire ses études à Montpellier. Le principe était simple, un crédit à utiliser équivalent à une certaine durée (mais qui pouvait être utilisé en SMS) et la même durée « offerte » en supportant des courts messages publicitaires avant et pendant les appels.

Je suis donc resté sur le modèle prépayé pendant quelques années, jusqu’en août 2004. Sur cette période, se sont succédés 3 téléphones. Le Nokia B415 sus-mentionné a été suivi par deux Alcatel.
Tout d’abord un One Touch 302 de 2001 à fin 2002 :

Puis un One Touch 511 de fin 2002 à mi-2004 :

À l’été 2004, je suis devenu grand, mes parents déménagent à l’étranger, je vais vivre pour la première fois dans un chez moi à moi (certes en colocation avec ma grande sœur qui se rappatrie de Montpellier à Rennes), je vais payer un loyer et des factures de gaz, d’eau, d’électricité, de téléphone fixe et d’internet, auxquelles va s’ajouter une facture de téléphone mobile puisque je passe du prépayé au forfait, l’occasion pour moi de changer de téléphone et d’adopter la couleur et les MMS. Je compare les différentes offres proposées par Orange (même pas en rêve), SFR et Bouygues Telecom, et finalement je resterai donc chez Bouygtel où je m’engagerai pour deux ans avec un forfait contenant 2h + 30 SMS (ou 10 MMS) et un avantage jeune de 120 SMS (ou 40 MMS) gratuits pour environ 38 euros par mois. Et pour autant qu’il me soit régulièrement arrivé de dépasser mes 150 SMS par mois, je n’ai jamais dépassé mes deux heures de voix. Ou si je les dépassais, ça a toujours été dans la large marge du report du mois précédent… Je ne suis vraiment pas un bavard au téléphone. Et pour accompagner ce forfait que je n’utilisais pas vraiment, j’avais opté pour le petit nouveau de Sagem, le MyX5-2 :

Ce téléphone m’aura causé pas mal de soucis, notamment avec son appareil photo et son écran, ce qui lui aura valu plusieurs allers-retours au SAV de Bouygtel, l’occasion pour moi d’aller donc régulièrement rendre visite au très charmant vendeur du Club Bouygues Telecom de la rue le Bastard à Rennes. Déjà à l’époque BT en faisait plus pour moi avec des vendeurs à croquer :)

Après les multiples visites au SAV dans sa première année, mon téléphone me convenait finalement plutôt bien, et c’est à regrets que j’ai du le remplacer plus tôt que prévu en septembre 2006. En vacances à Fréjus, je n’avais en effet rien trouvé de mieux à faire que de me baigner dans la mer en oubliant que mon téléphone se trouvait encore dans la poche de mon short de bain… D’urgence je me suis donc rendu au Club Bouygues Telecom de Saint-Raphaël ou un charmant vendeur (décidément, là bas aussi !) me convainquit de repartir avec un Sagem My501ci, équipé de leur grand truc du moment, l’iMode (L’iMode ou le plus beau ratage commercial de Bouygues Telecom selon moi.), qui était inclus dans mon forfait que je changeai en même temps que je me réengageai pour 24 mois pour prendre un forfait Neo avec ses appels illimités tous opérateurs le soir entre 20h et minuit. Ça tombait bien, à l’époque mon mec était à Paris alors que j’étais à Rennes… Autant dire que, pendant les quelques mois de notre histoire, l’illimité a bien servi.

Le téléphone en soi était plutôt pas mauvais, se connectant en Edge à Internet… enfin… si on pouvait appeler ça Internet, puisqu’il fallait se restreindre aux quelques sites adaptés en WAP. Le gros défaut de ce téléphone ayant été sa conception pour l’iMode, ne permettant donc pas d’installer des applications Java comme tout autre téléphone de la même époque le permettait. Mais son bon fonctionnement dans l’ensemble et son ergonomie plutôt pas mal m’auront fait le garder quasiment trois ans, puisqu’en raison de la suspension de ma ligne pendant mes 6 mois de stage à Dublin mon engagement a été repoussé d’autant, et qu’à mon retour, étant au chômage je n’allais pas me presser de changer de téléphone sans avoir les moyens d’en payer un neuf.

Puis à l’été 2009, après avoir enfin trouvé un emploi et alors que je n’étais plus engagé chez Bouygues, j’ai comparé les offres disponibles pour me prendre un des premiers téléphones tournant sous Android. Il y avait le HTC Magic chez SFR ou le Samsung Galaxy chez Bouygues. À la comparaison des forfaits avec 3G, je suis encore une fois resté chez Bouygues, en prenant donc le Galaxy, avec un forfait Neo.2 de 2h + avantage jeune SMS/MMS illimités et 6€ de réduction par mois.

En raison de petits soucis de base de donnée chez Bouygues Telecom, mon téléphone commandé en ligne avait été expédié à une de mes anciennes adresses et a donc suivi tout le parcours de mes précédents transferts de courrier : de l’ancien-ancien chez moi à Rennes à l’ancien chez moi à Rennes, à chez mes parents à Poitiers qui étaient en vacances et faisaient suivre leur courrier chez mes grands-parents à Fréjus où le facteur ne remet jamais les colis mais se contente de poser son avis de faux passage. Le temps ensuite que ma mère récupère le téléphone le surlendemain au bureau de poste et me le renvoie à Paris, mon Galaxy aura mis presque 4 semaines à m’arriver entre les mains au lieu des 3 jours après avoir passé ma commande. Ainsi, en raison de son long voyage jusqu’à chez moi et en hommage aux deux sondes spatiales qui errent dans notre galaxie, j’ai nommé ce téléphone Voyager.

Sur le papier, le Galaxy était un très bon téléphone. Dans les faits, il se trouvait que Samsung avait adapté Android un peu trop à l’arrache, de façon pas très optimisée. Ne parlons pas du suivi des mises à jour qui a été quasi inexistant au delà des premières corrections de gros bugs dans les 3 mois suivant la sortie du téléphone. Heureusement, la grande force d’Android, c’est l’ouverture du système, ce qui a permis à la communauté réunie autour de Drakaz des forums de FrAndroid de faire continuer à évoluer ce téléphone bien au delà de la version de Donut (Android 1.6) fournie au bout d’un an par Samsung alors qu’Eclair (2.1) était déjà disponible pour d’autres modèles.
Au final, le travail communautaire a permis à mon Samsung Galaxy de tourner de manière quasi-stable avec un Android 2.2 Froyo jusqu’à ce que je le mette à la retraite en juin dernier. Il existe même maintenant une version nightly de la rom GAOSP (Galaxy Android Open Source Project) permettant de faire tourner le téléphone sous Android Gingerbread (2.3). Le système tourne, est stable et relativement fluide, mais on ne peut pas vraiment en faire grand chose car on atteint les limites de la mémoire vive du téléphone dès qu’on lance une appli un minimum gourmande… Une carte SD de classe 6 avec partition SWAP est donc un minimum requis pour jouer à Gingerbread sur le Galaxy. Mais ça marche.

Cette possibilité d’utiliser les versions les plus récentes d’Android sur mon Galaxy n’a cependant pas permis de contrer le gros souci auquel j’ai du me résigner : avec le temps, de plus en plus de micro-poussières allaient se loger entre la dalle de verre et l’écran, rendant un peu difficile la lecture de l’écran sans régler la luminosité à fond (et encore, il ne fallait pas qu’il y ait un rayon de soleil). En ajoutant à ceci le temps de réponse un peu réduit du système, je me suis donc convaincu qu’il me faudrait changer de téléphone, et pourquoi pas de forfait, une fois arrivé à la fin de mon engagement sur mon Neo.2.

À partir de mai de cette année, j’ai donc commencé une étude approfondie des différentes offres de forfait avec accès Internet des principaux opérateurs, en incluant cette fois Virgin Mobile dans le casting. Il en est ressorti une chose, encore une fois je resterai chez Bouygues Telecom, partant sur un forfait Neo 4 pour smartphone.

Me restait donc à choisir quel téléphone j’allais prendre. Les deux critères les plus importants : qu’il soit sous Android, et que je sois assuré que mon appareil fera l’objet de mises à jour régulières du système. Si j’ai pu être tenté un moment de passez chez HTC ou Sony Ericson, j’ai également envisagé jusqu’au dernier moment le LG Optimus Black. Finalement, pour être certain d’avoir un téléphone qui tiendrait la route avec une assurance de bénéficier des prochaines mises à jour d’Android, notamment le passage à Icecream Sandwich (4.0) prévu pour la fin de l’année, je me suis tourné vers le second Google phone, le successeur du Nexus One (par HTC), à savoir le Nexus S (par Samsung).

Pour obtenir ce téléphone à un prix raisonnable, j’ai vendu mon âme à Bouygues en me réengageant pour 24 mois. J’ai également changé de forfait pour un Neo 4 comme prévu, qui me revient à un euro de moins que le Neo.2 que j’avais auparavant.En souscrivant à Neo 4, j’ai pu bénéficier d’une offre de remboursement de 80 €. À cela s’ajoute une réduction de 50 € pour le renouvellement en ligne plutôt qu’en boutique. Et surtout, une remise sans condition de 60 €, qui m’a été proposée pour me garder chez eux puisqu’il ne me restait plus qu’un mois d’engagement. Avec un total de 190 € de réduction sur le prix pour un renouvellement classique, le Nexus S me revient à seulement 55 €, prix que j’ai estimé suffisamment proche du prix nouveau client pour accepter cette offre et rester chez BT.

Je possède donc mon Nexus S depuis maintenant un peu plus d’un mois, et j’en suis tout pleinement satisfait. Et pour info, il s’appelle Leoben suite au raisonnement suivant pendant la recherche de son nom :
Nexus → Caïus Nexus (d’après Caïus Bonus dans Asterix) → Gaïus → Battlestar Galactica → Leoben.

Prochaine étape, probablement pas avant 2013 si tout va bien avec Leoben. Mais qu’aura-t-on inventé d’ici là pour améliorer encore l’expérience utilisateur qui n’a eu de cesse de s’améliorer depuis les années 90 …