#636 La fin est-elle toujours la même ?

636-la-fin-est-elle-toujours-la-meme

Je sais comment ça va se finir… Comme à chaque fois, je vais m’attacher, voire tomber amoureux. Et c’est ce moment là qu’il choisira pour me quitter. Et je retomberai dans l’état de décrépitude qui suit chaque rupture :

Je regarderai en boucle (500) Days of Summer

et je me lèverai le matin en écoutant Ke$ha

puis je marcherai dans Paris la nuit en écoutant Alex Beaupain…

Alors puisque je sais que ce type de fin est inévitable, j’ai envie de garder une attitude positive. Ne pensons pas à l’avenir, profitons plutôt des bons moment passés avec Lui, sans se soucier si ça ne doit plus durer que quelques jours ou plusieurs semaines voire mois ou plus.

Certes, Il remplit un nombre assez élevé de critères de la liste de mon homme utopique, mais pour autant, j’ai pas envie de me projeter… Voyons au jour le jour ce qui se passe, sans se prendre la tête…

Les garçons précédents avaient toujours un problème faisant que ça ne marchait pas, où n’aurait pas pu marcher s’ils ne m’avaient pas quitté. Avec Lui, j’ai commencé à essayer de voir quel était Son problème, et je me suis finalement convaincu qu’il ne valait mieux pas essayer de déceler quelque chose qui n’était peut-être pas là, au risque que ce soit moi, en fait, le problème.

Alors ça donnera ce que ça donnera, et en attendant, n’oublions pas ces quelques mots d’Atrus :

Perhaps the ending has not yet been written

#635 Camp Rock 2, c’est maintenant

L’équipe de campagne de François Hollande s’inspirerait-elle des programmes de Disney Channel ?

Pièce à conviction numéro 1 :

Pièce à conviction numéro 2 :

Vous voyez la ressemblance ?

#634 Regrets à demain

634-regrets-a-demain

C’est arrivé ce lundi 2 janvier. Alors que j’eteignais mon cinquième réveil et me préparais à me lever pour aller me doucher avant de partir travailler, mon téléphone a sonné. À l’écran, je vois apparaître le visage souriant de ma mère. Pourtant, malgré ce sourire affiché je sais qu’un un appel maternel un lundi à 8h45 ne peut vouloir dire qu’une chose : il s’est passé quelque chose de grave. En un quart de seconde, je passe de l’état encore à moitié endormi à complètement éveillé et je répond. À l’autre bout des ondes, j’entends  sa voix hésitante, choquée, dénaturée, m’annoncer que ma grand-mère nous a quitté dans la nuit. Pas sa mère, celle de mon père. Quelques mots supplémentaires échangés puis nous raccrochons.

Quelques instants pour réaliser. J’appelle mon boss pour prévenir que je ne viendrai pas travailler. J’envoie un e-mail avec mes instructions pour mes projets en cours. J’échange les billets de train de mes vacances prévues pour la semaine suivante. Je pleure.

Je me souviens de la dernière fois que je l’ai vue, lors de mes vacances précédentes en septembre. De la dernière fois que je lui ai parlé, le jour de Noël, pour lui souhaiter joyeux. Elle était complètement déconnectée, m’a confondu avec mon cousin et a appelé mon grand-père par le prénom de mon oncle pour me le passer au téléphone. Ses troubles de la mémoire étaient de pire en pire. La raison de mon plus grand regret vis-à-vis d’elle.

J’ai toujours eu du mal à communiquer avec mes grands-parents paternels. Les visites chez eux lorsque je passais en vacances à Fréjus étaient plus par formalité que par enthousiasme. De longs moments de silence, ou à répéter à chaque fois que non, j’étais toujours célibataire, que oui, je me plaisais toujours dans mon travail et à Paris. À écouter Mamie casser du sucre sur le dos de certains de mes cousins tout en encensant mes sœurs ou certaines de mes cousines.

Mais à ce moment tout ce à quoi j’ai pensé, c’est que j’ai regretté d’avoir manqué cette dernière occasion de lui parler et de lui dire que je l’embrassais fort. Parce que le 1er janvier, je n’avais pas vraiment le moral, parce qu’après la conversation vide de sens du jour de Noël, j’avais choisi de n’appeler mes grands-parents plutôt le 2 janvier, en espérant qu’elle serait moins désorientée si j’appelais hors du flot mélangé des vœux de toute la famille dès le 1er.

J’ai choisi de remettre au lendemain, et plus jamais je ne pourrai lui parler.


#633 En tête à tête avec Paris

633-en-tete-a-tete-avec-paris

Alors que ce soir, l’ambiance est à la fête pour beaucoup, moi je n’ai pas envie. Je n’ai pas le moral à célébrer cette nuit le passage de 2011 à 2012. Je n’ai pas envie d’aller voir des amis et de faire semblant d’être heureux à cette occasion. Je préfère savoir que chacun va bien profiter de sa soirée plutôt qu’aller leur imposer de voir ma face de déprimé. Ce soir, alors que tout le monde est festif et joyeux, je déprime en repensant à l’année écoulée, parce que je sais que l’année à venir ne sera certainement pas plus extraordinaire.  Mon moral n’est pas remonté depuis avant-hier, et je n’ai pas envie de voir de monde. Je vais terminer 2011 et commencer 2012 avec celle qui me fait rêver, avec Paris. Après un dernier ciné de l’année,  j’irai errer dans les rues de la Ville Lumière avec un peu de musique dans les oreilles avant de marcher jusqu’à chez-moi une fois minuit passé.

#632 Humeur en vrac ou le bilan 2011

632-humeur-en-vrac-ou-le-bilan-2011

Des fois comme ça j’ai des chutes de moral. Genre brutales. Tu vois, je suis de bonne humeur, je vais bien, et d’un coup d’un seul, paf ! La chute du moral. Souvent sans raison claire et précise, d’un coup d’un seul je peux perdre le moral et tu peux même parfois voir une larme glisser sur ma joue, sans trop qu’on sache comment elle est soudainement arrivée là. Comme là par exemple, j’étais tranquillou chez moi dans mon canapé en train de regarder Mean Girls, tu sais ce film génial avec Lindsay Lohan sur la popularité au lycée… donc j’étais devant le film, en train de rigoler, et sans raison quelques minutes avant la fin, j’ai perdu ma bonne humeur. Brutalement, je suis passé de rire à déprime, mais genre complètement, et quand ça arrive en général je me remet à penser à des trucs négatifs. Genre là, j’ai pensé à un bilan de ma vie en 2011. Et y’a bien des choses que j’aimerais améliorer pour l’année prochaine.

En 2011, j’ai doublé mon nombre de partenaires sexuels de toute ma vie jusqu’à 2010. En 2011 j’ai couché avec presque 4 fois plus de garçons différents qu’en 2010. Parmi eux, deux relations que je considère comme « sérieuses », deux garçons qui m’ont largué. Et donc à deux reprises dans l’année grosse remise en question de moi-même. En juillet, j’écrivais que quelque chose a été cassé en moi. Il y a deux semaines, je me demandais si j’étais réparé. Finalement je pense que c’est comme quand tu casses un vase en céramique. Tu ramasses autant de morceaux que tu peux, tu les recolles ensemble, et tu arrives à réparer ton vase, il est étanche quand tu remets de l’eau dedans pour y remettre des fleurs, mais pourtant on voit toujours les fissures, et y’a quand même des tout petits bouts qui manquent, tu sais, ceux qui étaient trop petits pour les recoller et pour lesquels tu as préféré passer l’aspirateur pour pas risquer de t’ouvrir le pied dessus et qui sont donc perdus à tout jamais. Donc voilà, en 2011, j’ai perdu à jamais une part de moi. Je pense que c’était une part de mon insouciance, je ne suis plus persuadé que je finirai par être heureux. Je me demande si un jour je trouverai vraiment l’homme de ma vie ou si ma vie sentimentale ne sera que succession d’histoires plus ou moins réussies, plus ou moins longues, avec des périodes de vide et de déprime et des câlins d’une nuit entre deux. Et si l’homme de ma vie je l’avais raté ? Peut-être était-ce l’un de cette année, que j’aurais loupé parce que ce n’était juste pas le bon moment, pour lui, pour moi, pour nous, pour d’autres raisons.

Je disais la dernière fois que je pouvais à nouveau m’envisager dans une relation, mais pourtant en ai-je vraiment envie ? Avant la stabilité sentimentale, j’aimerais autant une vraie stabilité financière. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, même dans une ville aussi belle et romantique que Paris, on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche. Être en couple, ça coûte cher, à moins de ne faire que des soirées à la maison en mangeant des pâtes. Et ça, c’est déprimant. Alors je voudrais gagner assez d’argent pour pouvoir avoir plus que quelques euros qui me rapporteront 20 centimes d’intérêts sur mon Livret A à la fin de l’année. Je voudrais pouvoir arrêter de frôler la limite de mon découvert autorisé parce que j’ai eu deux cadeaux d’anniversaires à acheter ce mois-ci ou besoin de racheter des chaussures ce mois-là. On me dira que j’ai qu’à limiter mes sorties, mais non, je veux pouvoir vivre sans déprimer tous les soirs devant ma télé. Alors oui, il faudrait que je change de job pour en trouver un mieux payé. C’est sûr que je suis bien en dessous du salaire moyen pour mon profil dans mon secteur d’activité, mais j’aime bien ma boîte, j’aime bien mon job avec sa diversité d’activités, et puis même si la paie n’a pas augmenté d’autant, j’ai plaisir à voir la société croître et à voir mon équipe s’agrandir : nous finissons cette année à 7 personnes dans mon équipe, alors que j’étais seul à l’ouverture du bureau parisien il y a 2 ans et demi. Alors oui, c’est sûr, j’ai un CDI, et en ce moment, il vaudrait mieux m’y accrocher. Mais la satisfaction de participer à la croissance de l’entreprise, ça ne suffit pas… J’ai besoin de manger, de boire, de sortir, de me divertir, de pouvoir envisager un jour un achat immobilier…

Alors comme je sais que ce n’est pas dans les prochaines 49 heures et demie à venir que ça va se passer, j’aimerais juste qu’en 2012 je trouve un garçon sérieux qui m’aimera malgré mes fissures et mes pièces manquantes, qu’il puisse m’apporter la motivation à changer de boulot si je n’ai pas assez rapidement une grosse augmentation. Ou alors, que je réussisse par moi-même à trouver ce nouveau job et qu’une fois le problème de la stabilité financière réglé, je puisse alors pleinement profiter et trouver le garçon qu’il me faut.

En attendant, je mange des chips de maïs et termine la bouteille de vin rouge ouverte à Noël avant qu’il ne s’oxyde trop, en écoutant Alex Beaupain.

#631 Make be bleed, I like it raw

631-make-be-bleed-i-like-it-raw

Parce que le garçon qui m’avait mis en morceaux cet été m’a quand même laissé une très bonne chose, c’est de m’avoir fait découvrir Simon Curtis. Chanteur américain produisant un son pop-électro-8bits aux paroles très sexuées. C’est un peu genre un croisement entre Adam Lambert, Britney Spears et Justin Timberlake. J’adore, c’est mon coup de cœur musical de 2011.

Et puis pour rien enlever au génial, c’est son pote Tyler Shields qui a fait les photos pour ses couvertures d’albums

Son premier album 8-bit Heart est téléchargeable gratuitement légalement sur simon-curtis.com, et le second, R∆ est disponible sur iTunes et Amazon.

Pour finir de vous convaincre, voici deux extraits. Tout d’abord Joystick, issu de 8-bit Heart.

Puis Flesh, le premier single extrait de R∆.

#630 Réveillon sans famille

630-reveillon-sans-famille

Pour la deuxième fois de ma vie, je n’ai pas passé mon réveillon de Noël en famille chez mes grands-parents. La première fois c’était pour Noël 2008, quand j’étais au chômage, bloqué à Rennes sans les moyens de prendre le train. J’avais été passé le réveillon avec ma belle famille de l’époque. C’était pas super super.

En 2009, j’avais pu profiter du long week-end pour redescendre dans le sud passer Noël en famille, m’offrant les billets de trains suffisamment à l’avance pour rester abordables, en ne posant que quelques jours de RTT.

En 2010, j’avais ma semaine de congés entre Noël et le nouvel an, mais je travaillais le 24 décembre. Ce fut le pire Noël que j’ai passé. L’ambiance électrique du réveillon chez mes parents le 24 au soir a vite tourné aux engueulades entre tout le monde. Enfin j’avais déjà commencé avec mon père au moment où il m’avait récupéré à la gare du Transilien parce que j’étais en retard et que j’avais trop de valises (une, en plus d’un sac à dos). Le lendemain, 12 heures de route nous attendaient pour descendre en voiture jusqu’à Fréjus. La dernière fois de ma vie que je faisais un Paris-Fréjus en voiture. J’ai juste manqué de m’entretuer avec mon père pendant qu’il était au volant, puis je suis allé vomir dans la neige d’une aire d’autoroute. J’ai ensuite été malade sur la fin du trajet et les 3 jours qui ont suivi. Du coup, pas d’alcool. Et quand on est le seul à ne pas boire, on vit autrement les repas de familles. Quand 16 personnes sont bourrées au Champagne et autres vins, et que tu es le dernier sobre parce que tu es malade et fatigué, tu prends conscience de beaucoup de choses sur ta famille. Mais au moins je me suis vite remis et ai pu profiter pleinement du reste de mes vacances avec retour à Paris (en TGV) et nouvel an en Bretagne.

Après l’année dernière, je n’étais pas prêt à retourner passer un Noël en famille. Aussi, ayant pris ma semaine de fêtes l’an dernier, j’ai choisi cette année d’être fair-play et de rester bosser pour permettre à d’autres collègues de partir en vacances. Bon, en vrai il se passe tellement rien au taf entre les fêtes que j’aurais limite pu prendre mes congés quand même, mais le principe d’être payé à ne rien branler me plait suffisamment. Me voilà donc avec la bonne excuse pour ne pas descendre en famille cette fois : je bosse et l’aller-retour en train juste pour le week-end coûte trop cher pour valoir le coup.

Cette année, j’ai donc évité le repas qui dure six heures, les discussions/disputes politiques avec ma famille majoritairement (trop) de droite, l’organisation militaire du placement des cadeaux sous le sapin, le débat pour savoir s’il faut mettre du sel ou plutôt du vin blanc ou rien quand on renverse le vin rouge sur la nappe blanche… À la place, j’ai passé un très bon réveillon entre amis. On a bien mangé et bien pu. Le seul problème étant le surplus restant de bouffe et de boisson, mais sinon, c’était bien. Je devrais peut-être songer à éviter la famille aussi l’an prochain ?

#629 Je m’en fous, je mange du figatelli

629-je-men-fous-je-mange-du-figatelli

Noël approche, et avec lui vient aussi l’hiver. Et l’hiver il fait froid. On fait quoi quand il fait froid ? Ceux qui sont chanceux, qui sont en couple, ils vont se réchauffer en faisant des petits trucs de couple, comme se blottir l’un contre l’autre sous un plaid devant la télé qui commence à diffuser les habituels téléfilms avec des gens qui sont habituellement de gros cons finissent par être emportés par la magie de Noël et deviennent tout mielleux et sauvent les petits enfants de la famine en Sibérie grâce à un chocolat chaud. Les gens en couple, ils ont aussi de la chance, parce qu’ils ne sont pas obligés de faire un beau cadeau de Noël à EDF en montant le chauffage pour ne pas avoir froid la nuit. Parce que les gens en couple, ils dorment ensemble, donc forcément il fait plus facilement chaud dans leur lit et leur chambre.

Et moi, je dors tout seul dans mon grand lit tout froid, avec mes peluches. Une peluche c’est tout doux, une peluche ça ne te fait pas souffrir, mais une peluche, ça réchauffe pas comme un gentil garçon contre qui se coller pour se réchauffer quand tu te réveille après un vilain rêve en plein milieu de la nuit. Et depuis plusieurs semaines, je dors plutôt mal. À nouveau. En fait il n’y a eu que de trop rares nuits où j’ai bien dormi, et c’était celles passées avec un adorable garçon que je réhéberge quand il veut. Enfin quand il veut, jusqu’à ce que je trouve un garçon avec qui pourrait se construire un couple.

Je sais pas si c’est l’hiver, mais je commence à me refaire à l’idée que je pourrais accepter d’être en couple. Peut-être juste que suffisamment de temps s’est écoulé depuis mon dernier échec relationnel ? Peut-être que la colle a fini de sécher et que je suis enfin réparé ? Ou peut-être est-ce l’anniversaire de ma rencontre avec le garçon à la brosse à dent ? Même si ça fait plus de 10 mois que notre histoire s’est terminée, je pense toujours parfois à lui, comme ça, une minute ou deux, puis il ressort de mes pensées aussi vite qu’il y était arrivé.

Mais enfin envie d’être en couple ou non, le problème reste toujours que je vais dormir seul ce soir. En même temps, il vaut peut-être mieux, parce que hier soir j’ai fait le marché de Noël. Au programme un petit vin chaud qui réchauffe bien et après m’être laissé convaincre d’acheter un fuet catalan à 5 euros juste parce que le vendeur était sacrément charmant, j’ai trouvé ce que je voulais voir, le stand au même endroit que l’an dernier, les spécialités corses. Et si j’ai été sage en n’achetant pas de ces bons fromages qui seraient partis bien trop vite, j’ai jeté mon dévolu sur la charcuterie. Alors ce soir, comme je dors seul, je peux bien puer de la gueule. Ce soir mon repas c’était du pain et du figatelli.

#628 11 ans de téléphonie mobile

628-11-ans-de-telephonie-mobile

[Remarque : je tiens à préciser que cet article n'est absolument pas sponsorisé par Bouygues Telecom]
[Remarque 2 : cet article a été écrit au cœur de la nuit, je repasserai plus tard pour vérifier l'orthographe.]

Mon tout premier téléphone portable, c’était en 2000. Ma mère était cliente depuis 2 ans chez Bouygues Telecom et, alors arrivée à la fin de son engagement, elle en profita pour changer de forfait, et par conséquent de téléphone.
Je récupérai alors pour moi-même son Nokia B415, appellation Bouygues du Nokia 5130, version 1800 MHz du très connu 5110. Souvenez-vous, le premier téléphone avec façade interchangeable et des heures de jeu sur Snake.

Je glissai dedans une carte SIM Bouygues Telecom me permettant d’accéder à leur formule prépayée, dénommée à l’époque Nomad. Et je n’ai depuis plus jamais acheté de Télécarte.

Déjà en ce temps lointain, et comme encore maintenant, j’avais peu d’utilisation vocale de mon portable. La majorité de mon crédit de communication que je rechargeais en moyenne de 75 Francs par mois partait en SMS à un Franc l’unité. Déjà à l’époque les opérateurs avaient compris que le SMS serait un très bon moyen de se faire un max de fric sur un truc qui ne leur coûtait rien…

Je suis resté en formule Nomad pendant longtemps, passant même pendant une période sur la version Spot que j’utilisais pour appeler ma sœur qui avait alors quitté les parents pour faire ses études à Montpellier. Le principe était simple, un crédit à utiliser équivalent à une certaine durée (mais qui pouvait être utilisé en SMS) et la même durée « offerte » en supportant des courts messages publicitaires avant et pendant les appels.

Je suis donc resté sur le modèle prépayé pendant quelques années, jusqu’en août 2004. Sur cette période, se sont succédés 3 téléphones. Le Nokia B415 sus-mentionné a été suivi par deux Alcatel.
Tout d’abord un One Touch 302 de 2001 à fin 2002 :

Puis un One Touch 511 de fin 2002 à mi-2004 :

À l’été 2004, je suis devenu grand, mes parents déménagent à l’étranger, je vais vivre pour la première fois dans un chez moi à moi (certes en colocation avec ma grande sœur qui se rappatrie de Montpellier à Rennes), je vais payer un loyer et des factures de gaz, d’eau, d’électricité, de téléphone fixe et d’internet, auxquelles va s’ajouter une facture de téléphone mobile puisque je passe du prépayé au forfait, l’occasion pour moi de changer de téléphone et d’adopter la couleur et les MMS. Je compare les différentes offres proposées par Orange (même pas en rêve), SFR et Bouygues Telecom, et finalement je resterai donc chez Bouygtel où je m’engagerai pour deux ans avec un forfait contenant 2h + 30 SMS (ou 10 MMS) et un avantage jeune de 120 SMS (ou 40 MMS) gratuits pour environ 38 euros par mois. Et pour autant qu’il me soit régulièrement arrivé de dépasser mes 150 SMS par mois, je n’ai jamais dépassé mes deux heures de voix. Ou si je les dépassais, ça a toujours été dans la large marge du report du mois précédent… Je ne suis vraiment pas un bavard au téléphone. Et pour accompagner ce forfait que je n’utilisais pas vraiment, j’avais opté pour le petit nouveau de Sagem, le MyX5-2 :

Ce téléphone m’aura causé pas mal de soucis, notamment avec son appareil photo et son écran, ce qui lui aura valu plusieurs allers-retours au SAV de Bouygtel, l’occasion pour moi d’aller donc régulièrement rendre visite au très charmant vendeur du Club Bouygues Telecom de la rue le Bastard à Rennes. Déjà à l’époque BT en faisait plus pour moi avec des vendeurs à croquer :)

Après les multiples visites au SAV dans sa première année, mon téléphone me convenait finalement plutôt bien, et c’est à regrets que j’ai du le remplacer plus tôt que prévu en septembre 2006. En vacances à Fréjus, je n’avais en effet rien trouvé de mieux à faire que de me baigner dans la mer en oubliant que mon téléphone se trouvait encore dans la poche de mon short de bain… D’urgence je me suis donc rendu au Club Bouygues Telecom de Saint-Raphaël ou un charmant vendeur (décidément, là bas aussi !) me convainquit de repartir avec un Sagem My501ci, équipé de leur grand truc du moment, l’iMode (L’iMode ou le plus beau ratage commercial de Bouygues Telecom selon moi.), qui était inclus dans mon forfait que je changeai en même temps que je me réengageai pour 24 mois pour prendre un forfait Neo avec ses appels illimités tous opérateurs le soir entre 20h et minuit. Ça tombait bien, à l’époque mon mec était à Paris alors que j’étais à Rennes… Autant dire que, pendant les quelques mois de notre histoire, l’illimité a bien servi.

Le téléphone en soi était plutôt pas mauvais, se connectant en Edge à Internet… enfin… si on pouvait appeler ça Internet, puisqu’il fallait se restreindre aux quelques sites adaptés en WAP. Le gros défaut de ce téléphone ayant été sa conception pour l’iMode, ne permettant donc pas d’installer des applications Java comme tout autre téléphone de la même époque le permettait. Mais son bon fonctionnement dans l’ensemble et son ergonomie plutôt pas mal m’auront fait le garder quasiment trois ans, puisqu’en raison de la suspension de ma ligne pendant mes 6 mois de stage à Dublin mon engagement a été repoussé d’autant, et qu’à mon retour, étant au chômage je n’allais pas me presser de changer de téléphone sans avoir les moyens d’en payer un neuf.

Puis à l’été 2009, après avoir enfin trouvé un emploi et alors que je n’étais plus engagé chez Bouygues, j’ai comparé les offres disponibles pour me prendre un des premiers téléphones tournant sous Android. Il y avait le HTC Magic chez SFR ou le Samsung Galaxy chez Bouygues. À la comparaison des forfaits avec 3G, je suis encore une fois resté chez Bouygues, en prenant donc le Galaxy, avec un forfait Neo.2 de 2h + avantage jeune SMS/MMS illimités et 6€ de réduction par mois.

En raison de petits soucis de base de donnée chez Bouygues Telecom, mon téléphone commandé en ligne avait été expédié à une de mes anciennes adresses et a donc suivi tout le parcours de mes précédents transferts de courrier : de l’ancien-ancien chez moi à Rennes à l’ancien chez moi à Rennes, à chez mes parents à Poitiers qui étaient en vacances et faisaient suivre leur courrier chez mes grands-parents à Fréjus où le facteur ne remet jamais les colis mais se contente de poser son avis de faux passage. Le temps ensuite que ma mère récupère le téléphone le surlendemain au bureau de poste et me le renvoie à Paris, mon Galaxy aura mis presque 4 semaines à m’arriver entre les mains au lieu des 3 jours après avoir passé ma commande. Ainsi, en raison de son long voyage jusqu’à chez moi et en hommage aux deux sondes spatiales qui errent dans notre galaxie, j’ai nommé ce téléphone Voyager.

Sur le papier, le Galaxy était un très bon téléphone. Dans les faits, il se trouvait que Samsung avait adapté Android un peu trop à l’arrache, de façon pas très optimisée. Ne parlons pas du suivi des mises à jour qui a été quasi inexistant au delà des premières corrections de gros bugs dans les 3 mois suivant la sortie du téléphone. Heureusement, la grande force d’Android, c’est l’ouverture du système, ce qui a permis à la communauté réunie autour de Drakaz des forums de FrAndroid de faire continuer à évoluer ce téléphone bien au delà de la version de Donut (Android 1.6) fournie au bout d’un an par Samsung alors qu’Eclair (2.1) était déjà disponible pour d’autres modèles.
Au final, le travail communautaire a permis à mon Samsung Galaxy de tourner de manière quasi-stable avec un Android 2.2 Froyo jusqu’à ce que je le mette à la retraite en juin dernier. Il existe même maintenant une version nightly de la rom GAOSP (Galaxy Android Open Source Project) permettant de faire tourner le téléphone sous Android Gingerbread (2.3). Le système tourne, est stable et relativement fluide, mais on ne peut pas vraiment en faire grand chose car on atteint les limites de la mémoire vive du téléphone dès qu’on lance une appli un minimum gourmande… Une carte SD de classe 6 avec partition SWAP est donc un minimum requis pour jouer à Gingerbread sur le Galaxy. Mais ça marche.

Cette possibilité d’utiliser les versions les plus récentes d’Android sur mon Galaxy n’a cependant pas permis de contrer le gros souci auquel j’ai du me résigner : avec le temps, de plus en plus de micro-poussières allaient se loger entre la dalle de verre et l’écran, rendant un peu difficile la lecture de l’écran sans régler la luminosité à fond (et encore, il ne fallait pas qu’il y ait un rayon de soleil). En ajoutant à ceci le temps de réponse un peu réduit du système, je me suis donc convaincu qu’il me faudrait changer de téléphone, et pourquoi pas de forfait, une fois arrivé à la fin de mon engagement sur mon Neo.2.

À partir de mai de cette année, j’ai donc commencé une étude approfondie des différentes offres de forfait avec accès Internet des principaux opérateurs, en incluant cette fois Virgin Mobile dans le casting. Il en est ressorti une chose, encore une fois je resterai chez Bouygues Telecom, partant sur un forfait Neo 4 pour smartphone.

Me restait donc à choisir quel téléphone j’allais prendre. Les deux critères les plus importants : qu’il soit sous Android, et que je sois assuré que mon appareil fera l’objet de mises à jour régulières du système. Si j’ai pu être tenté un moment de passez chez HTC ou Sony Ericson, j’ai également envisagé jusqu’au dernier moment le LG Optimus Black. Finalement, pour être certain d’avoir un téléphone qui tiendrait la route avec une assurance de bénéficier des prochaines mises à jour d’Android, notamment le passage à Icecream Sandwich (4.0) prévu pour la fin de l’année, je me suis tourné vers le second Google phone, le successeur du Nexus One (par HTC), à savoir le Nexus S (par Samsung).

Pour obtenir ce téléphone à un prix raisonnable, j’ai vendu mon âme à Bouygues en me réengageant pour 24 mois. J’ai également changé de forfait pour un Neo 4 comme prévu, qui me revient à un euro de moins que le Neo.2 que j’avais auparavant.En souscrivant à Neo 4, j’ai pu bénéficier d’une offre de remboursement de 80 €. À cela s’ajoute une réduction de 50 € pour le renouvellement en ligne plutôt qu’en boutique. Et surtout, une remise sans condition de 60 €, qui m’a été proposée pour me garder chez eux puisqu’il ne me restait plus qu’un mois d’engagement. Avec un total de 190 € de réduction sur le prix pour un renouvellement classique, le Nexus S me revient à seulement 55 €, prix que j’ai estimé suffisamment proche du prix nouveau client pour accepter cette offre et rester chez BT.

Je possède donc mon Nexus S depuis maintenant un peu plus d’un mois, et j’en suis tout pleinement satisfait. Et pour info, il s’appelle Leoben suite au raisonnement suivant pendant la recherche de son nom :
Nexus → Caïus Nexus (d’après Caïus Bonus dans Asterix) → Gaïus → Battlestar Galactica → Leoben.

Prochaine étape, probablement pas avant 2013 si tout va bien avec Leoben. Mais qu’aura-t-on inventé d’ici là pour améliorer encore l’expérience utilisateur qui n’a eu de cesse de s’améliorer depuis les années 90 …

#627 27, Single and Broken

627-27-single-and-broken

Hier c’était mon 27e anniversaire.
Je n’ai pas aimé qu’on me le souhaite joyeux ou qu’on me souhaite plein de bonnes choses. J’ai toutefois remercié ceux qui me l’ont souhaité, parce qu’ils y ont pensé alors même que j’avais supprimé ma date d’anniv de mes différents profils en ligne. J’ai aimé savoir que des gens ont pensé un peu à moi à un moment de la journée. Mais je n’ai pas aimé la journée.
En fait j’ai aimé un moment de la journée. Celui que j’ai passé seul quand je suis sorti du boulot. Sur un coup de tête j’ai décidé de rester dans le RER A jusqu’à Disneyland. Je suis arrivé juste au moment de la parade, et de suite, la musique m’a mis de bonne humeur.

Profiter du parc un soir de semaine, ne pas faire la queue plus de 5 minutes pour aller hurler comme un fou dans Space Mountain ou Big Thunder Mountain. Et alors que j’errais seul, sous la pluie, dans Fantasyland, j’ai retrouvé une lueur d’espoir en moi. Peut-être que tout n’est pas foutu, je peux peut-être encore être réparé.

Parce que oui, je suis cassé. Il m’a cassé. Il n’a pas brisé mon cœur mais il m’a cassé moi. Cette rupture il y a une semaine m’a affecté plus que je n’aurais pensé. Le choc de l’annonce surprise au moment où je m’y attendais le moins, alors que j’étais justement en train de baisser ma garde, et quelque chose en moi a cassé. Je ne sais pas quoi, mais je sais que je ne suis pas moi-même depuis une semaine. Et je ne fonctionne absolument pas normalement. Vous en connaissez beaucoup vous des gens qui réalisent leur rêve d’enfant d’anniversaire à Disneyland en y allant seul après le boulot? Et qui apprécient d’avoir pour dîner d’anniv un menu best-of mangé en tête à tête avec la télé?

Ah, et sinon je me suis quand même allumé une bougie pour le symbole :

Alors me voilà : Yod’ah, 27 ans, célibataire et cassé. Si tu penses pouvoir me réparer tu as le droit de laisser un commentaire.